‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 299 sur 327 · VA · texte numérisé non relu

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En tous cas, l’état dés frontières de terré ne permet pas d’en retirer des troupes pour les faire marcher aux côtes et la défense de celles-ci doit-être assurée comme il a été prescrit ; c’est-à-dire à laide de volontaires nationaux levés dans le pays. Mais il lui est loisible de s’entendre avec la troisième division militaire (1), pour prendre toutes mesures nécessaires.

Par contre, la menace signalée par. Marassé est sérieuse. Le ministre en fait part au conseil exécutif, qui décide (2) de faire marcher sur la Flandre maritime, des éléments prélevés dans différentes garnisons de l’intérieur et de les mettre à la disposition du général Miranda.

Pache ordonne aussitôt aux commandants des places de Cambray, Douay, Valenciennes, Condé, de tirer environ 5.000 hommes de leurs garnisons et de les acheminer d'urgence sur Gand et Ostende (3).

Cependant, les administrations du littoral s’effraient chaque jour davantage et le ministre est assailli d'avis de menaces de débarquement et de demandes de secours (4).

Dans ces conditions, comme la guerre imminente avec l’Angleterre oblige à prendre cette fois des mesures d’ensemble, la Convention envoie neuf commissaires, avec mission de mettre au point notre défense du littoral (5), tandis que Pache adoptant les conclusions du rapport Canclaux, propose au conseil exécutif de nommer un commandant en chef de l’armée des côtes. Il jette à cet effet les yeux sur Labourdonnaye, qui est agréé. «Je vous préviens général, lui écrit-il aussitôt (6), que le conseil exécutif a décidé que vous seriez chargé du commandement des divisions maritimes qui s'étendent le long des côtes, depuis l'embouchure de la Somme jusqu’à ceile de la Loire. Vous voudrez bien pour remplir ses intentions, partir le plus tôt possible et commencer la visite des lieux de votre nouveau commandement.

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