‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 30 sur 327 · Archives Parlementaires, XLVII · texte numérisé non relu

Archives Parlementaires, XLVII

4. Cependant, il propose et fait voter un décret sur le remplacement des officiers émigrés (décret du 29 novembre 1791), et un autre sur l’organisation de la gendarmerie (décret du 5 janvier 1792).

5. Le distiict de Château-Thierry se plaignait d’un séjour extraordinaire qu'il avait dû accorder au 2° bataillon des volontaires de Seine-et- Marne et en imputait la responsabilité au ministre. Séance du 28 octobre 1791, Moniteur, X, 237.

Le lendemain Choudieu rapporteur, présente les chefs d’accusation contre Duportail (1). Brissot dans son journal du 30 octobre (2), raconte ainsi l'enquête faite par le comité militaire : « les questions étaient au nombre de huit et en général assez mal

posées. [Il a été décidé que le président lirait les interpellations

au ministre une à une et que le secrétaire écrirait ses réponses. Nous ne rentrerons pas dans le détail de l’interrogatoire subi par le ministre. En général, ses réponses portaient sur un faux principe. Il a semblé croire qu'il était déchargé de toute responsabilité dès qu'il avait donné des ordres... ».

Le comité militaire aura encore fréquemment occasion d’examiner la conduite du chef du département de la guerre et exploitera même parfois la situation pour lui imposer un contrôle tracassier (3).

En janvier 1792, les préparatifs de la guerre imminente sont à l’ordre du jour et absorbent principalement l’activité du comité, comme celle du ministère. Celui-ci possède un nouveau titulaire, habilement choisi par la cour. Narbonne, grâce à un brillant talent oratoire, à la souplesse d’un esprit délié, à une popularité injustifiée mais réelle, est un adversaire avec lequel il faudra compter, capable de résister à l’emprise dont ses prédécesseurs n’ont pas su se défendre. I1 n’hésitera pas à l’occasion à entrer en lutte avec le comité et réussira même parfois à emporter la décision.

Le 11 de ce mois, le ministre après avoir présenté à l’assemblée le tableau de la situation de nos forces, termine en signalant un déficit de 51.090 horames. Il propose de le combler par des prélèvements sur la garde nationale (4).

Le comité, saisi de la question, présente le 19, un rapport dans lequel Dumas formule un avis diamétralement opposé. Les 51.000 hommes seraient obtenus par voie d'engagements volontaires (5).

Le 21 (6), sur les instances de Narbonne (7), la discussion s’engage. Jean Debry monte à la tribune pour soutenir Dumas, le comité, et combattre l’incorporation de la garde nationale dans les

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