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tir ce matériel entre les 48 sections,en échange de celui précé-
d2nment livré par elles (1).
Pache ne fait pas de difficultés pour fournir aux sectionnaires le moyen de «contenir les intrigants de tout genre qui veulent exciter les troubles (2) »,
Roland, poussé par les girondins, se plaint aussitôt à la Convention et écrit au comité de sûreté générale (3), qu’il n’y a pas lieu de s’étonner si beaucoup de citoyens effrayés viennent de s’enfuir de la capitale... « assurément, la marche irrégulière de quelques autorités, les arrêtés incendiaires de plusieures sections, la doctrine sanguinaire professée dans les clubs, enfin l’arrivée des canons qui étaient à Saint-Denis et qu’on fait venir hier pour les répartir dans les sections et celà sur la demande particulière de celle de Gravilliers, dont on connaît les incidentes délibérations, assurément dis-je, toutes ces choses doivent effrayer les individus paisibles ».
Les girondins font décider que l’assemblée invitera le ministre à lui fournir des explications. Il s’y prête sans difficultés (4). Il n’a fait, déclare-t-il, que rendre aux sections le prêt qu’elles avaient consenti à la nation, voilà pourquoi il a livré les pièces, les poudres pour les charger, les chevaux pour les conduire.
Si la Convention se contente de ces raisons, il n’en reste pas moins que le ministre vient de fournir à la garde nationale Parisienne des armes, dont elle saura faire usage dans les prochaines journées insurrectionnelles.
1. Séance de la Commune du 7 janvier, Roux, XXXIV, p. 24. 2. Séance de la société des jacobins du 14 janvier, Aulard, la société des
‘jacobins, 4 p. 678.
3. Lettre lue à la séance de la Convention du 16 janvier, Moniteur