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Sr ie ‘Feulins à Pache, 22 janvier

6. Le lieutenant général Rozièrés, président du comité des fortifications à re 23 janvier.

7. Etat des places à mettre incessamment en état de défense dans les

fi La.

Mais le ministre n’a pas attendu de l'avoir en sa possession pour prendre les mesures commandées par les circonstances.

Dès le 19 janvier, il avertit la Convention qu'il a pris l’initiative de faire acheter les bois nécessaires aux places de premiere ligne et demande à cet effet un crédit provisoire de 10 millions (1).

En même temps, il invite par circulaire (2), les directeurs des fortifications, à organiser la résistance, en établissant des chemins couverts, en réparant les fossés, les. maçonneries, talus, ouvrages détachés. en commençant selon l'urgence par les forteresses les plus menacées. Dans le même.but, des ordres sont adressés aux commandants des divisions militaires, directeurs de l'artillerie, commissaires de la trésorerie nationale. Les municipalités et sociétés populaires, sont invitées à faciliter ce travail de tout leur pouvoir. Pache fait appel au patriotisme des soldats pour stimuler leur activité (3) : «ceux qui ont défendu et souffert si courageusement la campagne derniére pour le ‘salut de leurs concitoyens, écrit-il, sauront encore leur donner cette marque de leur fraternel attachement ». Enfin, le ministre indique dans le plus grand détail la manière dont il convient d’exécuter les travaux (4); rétablir d’abord les chemins couverts, puis récurer les fossés, améliorer les communications de la place avec les ouvrages avancés, faire mettre des portes en bois à toutes les poternes, ouvrir celles qui auront été murées, réparer les écluses. Une fois ces travaux extérieurs terminés, on entreprendra seulement ceux intéressant directement le corps de place : parapets etc.

Le directoire des achats reçoit ordre de satisfaire, en les majorant, les demandes d’approvisionnements (5).

Grâce à l’ensemble de ces dispositions, les commissaires de la Convention nommés par décret du 2 février pour vérifier l’état des places de guerre, pourront constater qu’un effort sérieux a été fait pour assurer notre défense.

VII. — L'armée de l’Intérieur et la garde nationale Parisienne.

Il convient de terminer cet. exposé de nos forces à la fin du ministère Pache, en disant quelques mots de l’armée de lIntérieur. : ses

pays occupés par les troupes de la République et sur le territoire français, 29 janvier. “4 RME 1. Pache au président de la Convention, 19 janvier. A. G. Er 2. Circulaire du ministre aux directeurs des fortifications, 19 janvier. 3. Pache aux soldats citoyens des places de guerre, 30 janvier. : 4, Circulaire aux'officiers du génie chargés des travaux des placcs qui . doivent être mises en état de défense, 31 janvier. 5. Cf. Etat du 29 janvier, loc. cit. ;

Créée une première fois le 4 septembre 1792 (1) et placée sous les ordres de Labourdonnaye (quartier général à Chälons-sur- Marne), élle est fondue avant son entière organisation dans les armées du Nord et du Centre.

Reconstituée le 21 octobre, avec Berruyer pour chef, elle est alors composée de tous les bataillons de fédérés et de volontaires appelés à la défense de la patrie (2). Le quartier général s’installe à Paris. Les troupes sont casernées soit dans la capitale, soit aux environs à Versailles, Courbevoie, Compiègne, Pontoise, Fontainebleau, Nangis et Rueil. A

Nôus avons vu quels efforts avait dû déployer Pache,en octobre et novembre, pour envoyer une partie de ces troupes en renfort aux armées combattantes, malgré l'opposition la plus violente des girondins. -

Malgré ces prélèvements, cette armée compte encore sur le papier, un effectif de 12.798 hommes (3). En particulier, la garnison de Paris s'élève à 6.637 gendarmes, cavaliers et fédérés (4) auxquels il faut ajouter 110.542 gardes nationaux, réorganisés en novembre.

Mais la garde nationale manque d'artillerie, puisqu'elle s’est défaite en octobre de la majeure partie de ses pièces en faveur de l'armée Belgique. Aussi, la Commune ayant appris qu'il se trouve à Saint-Denis 120 pièces de canons et de grands magasins. à poudre, envoie ses commissaires demander au ministre de répar-

1. Tableaux Clerget, A, G. 4 2. Le 1°* mars cette armée prendra par arrêté du conseil exécutif Le nom d'armée de Réserve et se verra affecter le territoire des 17°, 19e, 21e, 22e divisions militaires.

3. Etat de situation d2 l’ Armée de l'Intérieur au 28 nov:mbre 1792. 5e et 6° bataillons de l’Yonne ; 5e de Seine-et-Marne ; 1er des Piquiers; 4e de la Dordogne ; 11° de la République : légion Germanique ; fédérés d'Aix et Bouches-du-Rhône ; fédérés de Marseille et de la Gironde ; volontaires : de la Charente, de Paris, des Pyrénées-Orientales, du Loiret : 13 compagnies franches ; 2 compagnies de chasseurs de la Haute-Garonne ..

MN secs se eee Sears teens ste tele . 7.214 hommes 1e, 2°, 3° divisions de la cavalerie républicaine. .... 112 3J 1er Cavalerie de la légion Germanique..,........... PERS 500 —

Total dans Paris ........... NE .. 10.052 hommes

Courbevoie : 2° bataillon du Calvados ; 5e de la Côte- RS + OR re lee SU LP RER ENT SMS Us ET es 143947 — Saint-Germain : détachement du 16° dragons et artente tu ie res RP TE LES LU Vite 166 — Compiègne : 24° régiment de cavalerie ; artillerie ..... 198 —

Total général approximatif :..... “ssh 12:798/h S 4. Exactement 2.433 gendarmes, 2.603 cavaliers, 1.601 fédérés. Rabnene

du maire de Paris, Chambon, à la Convention sur la situation de la capitale Séance du 5 janvier. ; RE E

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