‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 308 sur 327 · PR MONS PE TNA · texte numérisé non relu

PR MONS PE TNA

présenté au nom du comité de Défense générale et dont l’exécution lui paraît aujourd’hui impossible ;: mais qu’il importe seule: ment pour le moment de changer de ministre de la guerre.

(Malgré l’état de désorganisation presque absolue où se trouve maintenant le ministère de la guerre, je ne désespère pas de la chose publique, puisque vous n'avez qu’à vouloir pour faire cesser les désordres qui existent.

I existe dans notre situation actuelle un vice radical... malgré le civisme, la probité et les lumières du ministre actuel, on ne peut se dissimuler que les fonctions auxquelles il a été appelé lui: sont absolument étrangères, et qu’il n’a pour! coopérateurs que des gens sans connaissances sur les immenses détails qu’il doit surveiller, et malgré le désir extrême qu’il a d'opérer le bien, il est impossible qu’il n’y ait pas un bouleversement total dans cette administration, si nous n’y remédions avec célérité.

Un des plus grands fléaux que nous ayons à craindre en ce moment, c’est l'ignorance .des administrateurs. Quel que soit leur patriotisme, ils perdraient l’état avec les meilleures intentions

du monde...

Sans doute, le comité de constitution vous présentera un plan pour l’organisation du pouvoir exécutif, et je vous propose de’ renvoyer à cette époque toute discussion sur l’organisation définitive des différents ministères. Ce qui me paraît urgent dans les circonstances où nous sommes, c’est de nous occuper du choix d’un ministre qui, connaissant tous les détails de la guerre, puisse remédier au mal actuel... »

Après Sillery, c’est Chambon qui s’écrie le 2 février (1) : «au

. moment ou les despotes menacent votre liberté, le bien général

exige des mesures promptes et ces mesures sont de donner à la république un administrateur tel, qu’il puisse rassurer tous les citoyens, tel que tous les fédérés puissent dire : nous irons aux frontières, mais nous aurons des armes, des habits et des vivres. Je demande done qu’on procède sur le champ au remplacement du ministre Pache. »

Mais Garreau : «il ne s’agit pas en ce moment du ministre de la guerre ; mais du ministère de la guerre ; il ne faut pas mettre lès hommes à la place des choses. Je demande qu’on passe à l’ordre du jour et qu’on s'occupe de l’organisation de ce ministère. »

Et Dubois Crancé : «la Convention a chargé une commission d'examiner la conduite du ministre, il faut donc avant de rien décider entendre ce rapport. »

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