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IIT. — REGRETS PROVOQUÉS PAR LA CHUTE DE PAGCHE

Séance du 3 février aux Jacobins ; adresse à la Convention.

Le 3 février, la société des Jacobins prend séance sous la présidence de Monestier (1). L’on y manifeste la plus vive indignation contre «la cabale infâme » qui vient enfin de triompher de Pache et la société décide d’envoyer sur le champ à la Convention, une députation, pour protester contre le renvoi du ministre de la guerre.

Cette députation, que les comptes rendus nomment « des pétitionnaires fédérés, s’intitulant défenseurs de la République une

‘ et indivisible » (2), est admise à la barre. L’un de ses membres

prend la parole (3).

«Les défenseurs de la République une et indivisible, ont été instruits, que vous aviez décrété, que le ministre de la guerre serait remplacé. Citoyens, Pache. est un républicain, il a fait son devoir, il à juré de mourir à son poste et cependant, vous voulez le remplacer !

Nous avons juré de respecter vos décrets, nous gardons le silence ; mais nous vous proposons de décréter que-Pache a conservé l’estime publique. »

Le président : «Citoyens, la Convention vous a entendus ; elle examinera votre demande. »

N.….. : «Je convertis en motion la demande des pétitionnaires et je demande qu’elle soit décrétée » (on murmure).

Prieur : «Je demande l'impression de l’adresse qui vient de vous être présentée et l’envoi aux départements ; personne ne s’est élevé contre la probité de Pache ; on a simplement dit que

* Jimmense administration dont il est chargé est au-dessus de ses

forces et l'assemblée elle-même a consacré cette vérité en donnant sept adjoints au ministre de la guerre. »

Férat : «Si l’on décrète l’impression de cette adresse, je de-

mande que l’on décrète aussi celle des notes que les différents

généraux de la République vous ont fait parvenir contre Pache. »

Lecointre Puyraveau : « Décréter l’impression de cette adresse, serait prévariquer ; adopter la demande qui y est contenue et qui a été convertie en motion serait inconséquence ; je vais le prouver : on ne doit envoyer dans les départèments que des ouvrages propres à y entretenir le patriotisme. »

1, La société des Jacobins, Aulard, V, 16.

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