Séance du 10° août 1792, Moniteur, XIII
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quand il n’y a plus de danger pour la patrie; car, du moment où le danger existe, tous les citoyens sont soldats. Aujourd’hui, c’est le peuple qui fait la guerre pour lui; trop longtemps il Pa faite pour les despotes. » Carnot conclut à autoriser les municipalités à faire fabriquer sans délai, aux frais du Trésor public, pour armer tous les citoyens en état de porter les armes, des piques sur le modèle indiqué par le maréchal de Saxe.
Le 2, l’on obtient l’aide de Guadet, rapporteur de la commission extraordinaire (1) pour faire voter un décret en faveur des déserteurs étrangers (2) : il leur sera attribué une pension viagère de 100 livres, l’admission au titre de citoyen et la liberté de prendre on de refuser du service dans les troupes françaises. On espère ainsi décider de nombreux soldats des armées d’invasion à abandonner leur drapeau. À
Le triomphe du peuple dans la journée du 10 août, stimule davantage encore le zèle du comité ; car il faut soutenir désormais contre les rois une lutte sans merci. Aussi, jusqu’à la fin du mois, les mesures se multiplient, qui vont contribuer pour leur part aux succès inespérés de septembre : organisation de la défense de Paris (3) et de la garde nationale de la capitale, des bataillons de fédérés et d’une cavalerie volontaire (4), emploi des formations de gendarmerie aux armées (5), armement des volontaires nouvellement levés (6), conservation de leurs emplois publics aux citoyens enrôlés pour la défense des frontières (7); enfin maintien dans les troupes de la discipline menacée par lincertitude du lendemain (8).
Ainsi et jusqu’au bout, le comité militaire de la Législative demeure à la hauteur de son rôle. Il s'affirme le digne précurseur de celui de la Convention.