Séance du 7 avril 1792, Mcniteur, XII, 77 et suiv
6. Rapport sur l’organisation des tribunaux militaires, séance du 6 maï 1792. Moniteur, XII, 306 et suiv.
7. « L'Assemblée Constituante a reconnu et proclamé solennellement de grands principes ; mais il s’en faut qu'elle 1 s ait fidèlement appliqués à
Lt LA DÉFENSE NATIONALE
pas fondé à adresser à l’actuel les mêmes reproches, l’assemblée confirme les propositions qu’il lui a faites par un décret (1), bientôt suivi d’un autre sur la désertion (2).
En juin et juillet, le comité militaire est occupé par des questions de circonstance : il soutient avec succès le projet d’un camp de 20.000 fédérés sous Paris (3),dont il fait adopter le principe (4); puis il collabore au décret qui proclame la patrie en danger (5).
Dès lors, le comité va se multiplier pour forger l'instrument qui doit assurer le succès de nos armes. Le 16 juillet, il fait voter une loi réorganisant la gendarmerie ou plus exactement y incorporant des militaires dont le zèle est garanti par la part qu'ils ont prise dans ia Révolution (6). Le 17, Carnot jeune propose des mesures destinées à porter au complet l’armée de terre : les départements fourniront pour les régiments de ligne un contingent proportionnel à leur population, d’un total de 50.000 hommes ; l’on organisera en outre des volontaires nationaux, en bataillons particuliers afin d’avoir en tout 500.009 hommes sur pied (7). Le soir, Dumas demande la création de compagnies de chasseurs volontaires (8). L'assemblée adopte l’ensemble de ces mesures dans la séance du 19 juillet (9).
Le 1er août, Carnot le jeune parlant au nom de la commission des Douze et du comité militaire réunis, se signale par une proposition vraiment originale (10) : « nous ne devons plus avoir d'autre politique que celle du plus fort, Il faut que selon, J.-J. Rousseau, chaque citoyen devienne soldat par état et non par métier. Il faut que pendant la guerre, tout le peuple se lève armé et qu’à la paix, nos troupes de ligne rentrent dans l’ordre civil. Une nation libre ne doit plus avoir de troupes de ligne
toutes les parties de la législation : il semble même qu’elle les ait :egaidés comme absolument étranges au Code militaire, Personne n'ignore que ce code fut l'ouvrage d’un comité composé de nobles, tous officiers généraux ou colonels.. l'assemblée... l’adopta avec une confiance sans réserve... tant était généralement répandu le préjugé qu'il ne convenait qu'à des militaires de comp endre quelque chose aux lois qui concernaient l’armée. Tant on était loin de savoir que la portion la plus importante de ces lois n'était pas celle qui tient à la science de la tactique et qui exige des connaissances purement militaires !.. » Journal le défenseur de la constitution, In Décret du 11 mai 1792.
Décret du 17 mai 1792 Séances des 4 et 6 juin 1792, Moniteur, XII, 570, 591, 596 et suiv. Décret du 8 juin .1792.
Décret du 11 juillet 1792.
. On y incorpore des gaides françaises, des Cent-Suisses licenciés et en général tous militaires ayant fait partie des troupes de Paris qui ont coopéré à la révolution. Décret du 16 juillet 1792,