‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 52 sur 327 · Séance du 4 janvier · texte numérisé non relu

Séance du 4 janvier

2, Procès-verbal de la séance du comité de Défense générale du 5 janvier 1793. Archives nationales.

3. Ibid., 5, 7 et 8 janvier 1793, Le comité arrête en principe « que le ministère de la guerre est trop compliqué dans l’état actuel des choses pour un seul homme et qu’il doit être confié provisoirement à plusieurs ».

4. Ibid., 9 janvier 1793. Sieyès a terminé un projet le 13, il est lu au comité le 21, accepté le 23 et présenté le 25 à la Convention. Nous connaissont l’accueil que lui fait l'Assemblée et comment elle accepte les propositions de Barrère les 2 et 6 février.

5. Décret du 11 février 1793. Nous en avons vu précédemment les conséquences au comité de la guerre. Il apporte des modifications analogues aux comités de la marine et des affaires étrangères où le nombre des sous comités est 1éduit à 5. On espère de la sorte établir une pénétration plus intime entre les ministères et l'assemblée.

La réorganisation de l’armée, confiée au comité de la guerre, où Dubois Crancé et Lidon poursuivent sa réalisation (1).

Enfin, le plan de campagne pour 1793, élaboré au comité de Défense Générale, au nom duquel Dubois Crancé le présente à la Convention (2).

Ce sont là des résultats utiles. Ces grandes lois promettent d’avoir sur l’avenir une influence décisive ; mais l’attention du comité est bientôt occupée par un trop grand nombre de détails et, d’autre part, les événements se précipitent. La débâcle de nos armées en Belgique, fait ressortir tous les inconvénients du système du 17 janvier ; Conseil provisoire et comité de défense générale égaux en pouvoir, voient leurs rapports se tendre journellement, par suite d’une multitude de conflits d’attributions que doit trancher la Convention. Il en résulte, non seulement une grande perte de temps, mais la tendance à une désorganisation profonde des services publics. Il y a lieu de se hâter, si l’on veut tout sauver.

Les membres du comité de Défense généraleserendent comptede l'intérêt urgent de mettre fin à semblable situation.Le 18 mars (3), Barère demande en leur nom à l'Assemblée de former incessamment un comité deSalut publie, « organisé de manière à prévenir toutes les défiances, à éteindre les discordes et à établir les communications les plus actives entre la Convention et le conseil exécutif provisoire. »

Le 22, l’Assemblée adopte en principe cetté motion et charge son comité de défense de lui présenter un projet d’organisation (4). Il est discuté le 25 en séance extraordinaire (5). Dubois Crancé et Earère font décider la nomination des membres par la Convention elle-même, non plus par ses comités.

Ensuite, l’on propose successivement que le « Comité de Défense Générale et de Salut Public » comprendra 25 membres ; qu'il sera chargé de la préparation et de l'élaboration des lois relatives à la défense de la République. 11 pourra convoquer les ministres deux fois par semaine et exiger d'eux non seulement les renseignements utiles, mais un compte rendu hebdomadaire de leurs actes, à charge de faire tous les huit jours à l’assemblée, l'exposé de l’ensemble de la situation.

1. Dubois Crancé la présente en son nom à la Convention du 7 au 13 féviier et provoque les décrets des 21 et 24 févrir, décidant le principe: de l’amalgame et la réquisition de 300.000 hommes.

2. Décret du 25 janvi:r 1793, rendu sut le rapport de Dubois Crancé.

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