Décret du 19 juillet
6. Décret du 25 juillet, Lois, IX, 143. Le royaume est divisé en 4 circonscriptions, correspondant à chacune des 4 armées, dont les commandants peuvent requérir la moitié des grenadiers et chasseurs de la garde nationale, pour les organiser en bataillons.
7. Décret des 31 mai, 25 juillet 1792, Lois, VIII, 249 et IX, 141.
8. Décrets des 31 mai et 21 juillet 1792, Lois, VIII, 248 et IX. 114.
9, Décrets des 1° août, 13 août, 26 juillet ; Lois, IX, 167, 234, 160:
10, Décret du 2 août. Il leur est alloué une gratification de 50 livres et une rente viagère de 100 livres, Moniteur, XIII, 350 et Lois, IX, 197.
11. Carnot Feulins propose et fait décréter la fabrication de 30.000 piques par les municipalités, Moniteur, XIII, 303.
Insuffisance de notre matériel (1).— En réalité, malgré les rapports optimistes de ministres comme Narbonne, nous manquons de tout.
Certes, l’on cherche à se procurer ce qui nous fait défaut. Des marchés sont passés à l’étranger pour une fourniture de 50.000 fusils au prix de 24 millions ; mais très peu sont effectivement livrés, les soumissionnaires craignent de ne pas être payés. On établit une nouvelle manufacture d’armes'à Moulins, on stimule l’activité des ouvriers des quatre anciennes manufactures d'Etat, on engage les villes à armer à leurs frais leurs volontaires, on promet enfin une indemnité aux volontaires eux-mêmes, s'ils se présentent tout armés. Mais l’on obtient au total d’assez médiocres résultats,
Notre artillerie qui dispose d’un matériel assez abondant, manque de chevaux de trait, de caissons, de harnachements, de forges de campagne. Au point de vue des munitions, la situation est nettement déficitaire et ne permet pas de faire face à de longues opérations.
- Nos places enfin, ne sont guère mieux pourvues que les armées de campagne. Beaucoup ne renferment que des pièces démolies ou hors d’usage et les plus proches de la frontière, sont souvent les plus dénuées de ressources. Il faudrait une dizaine de millions et six mois de temps pour les mettre en état de défense (2).En Alsace, des forteresses importantes, sont dégarnies de tout (3), en Lorraine, de grands travaux sont entrepris ; mais n’avancent que lentement, faute de ressources (4). Montmédy, Longwy ne sont pas en état et presque rien n’est fait pour Verdun, réputé place de deuxième ligne (5).
Aussi, Lafayette peut-il écrire le 6 mai : « je ne puis concevoir comment on à pu déclarer la guerre en étant prêt sur rien » (6); et Dumouriez est fondé à déclarer le 14 juin à l’assemblée : « les généraux se plaignent avec raison de Ja faiblesse et du délabrement de leurs armées ; partout il manque des armes, des habits, des munitions, des chevaux de peloton, des effets de campement... la plupart des places sont aussi démantelées qu’en état de paix. Dans la plupart, il n’y a ni vivres, ni munitions suflisantes.. » (7).
Désorganisalion générale. — « Plusieurs commandants, plusieurs officiers de différentes armées sont ou suspects ou ennemis » pour-