‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 87 sur 327 · RES · texte numérisé non relu

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clament pour chef (1). Le 30, instruit de l'approche de Clerfayt et redoutant une attaque; il lève le camp pour s'installer plus solidement à Bazeilles sous les murs de la place, avec une avant garde à Mouzon (2).

L'armée des Ardennes dont Dumouriez prend le commandement compte à cette date sur le papier 27.500 hommes dont 13.000 de ligne, 8.000 volontaires et 6.000 cavaliers ; mais en réalité elle ne

comprend qu'un peu plus de 19.000 hommes (3) répartis en 25 bataillons et 37 escadrons.

Cette armée a un éxcellent moral et la discipline y est sévère (4). La cavalerie compte les meilleurs régiments de cette arme, les bataillons de garde nationale sont disciplinés et aguerris, l’artillerie dispose outre les canons de bataillon de 60 pièces de parce (5).

Quant à l’armée du Centre, qui va coopérer avec l’armée des Ardennes pour arrêter l’envahisseur, l’arrivée de Kellermann à sa tête le 27 août, lui a rendu sang-froid et confiance (0). Servan préoccupé avant tout de la défense de la capitale, n'hésite pas à la renforcer au détriment de l’armée du Rhin. « L'attaque de l’ennemi est maintenant décidée écrit-il à Biron, et ce n’est pas de votre côté ;il ne faut laisser en Alsace que ce qui est absolument indispensable. Le grand point est de sauver Paris (7). »

Biron détache donc un corps de 8.000 hommes des troupes massées sous Gustine au camp de Wissembourg, qui rejoint le 5 -septembre l’armée du Centre, portant son effectif à 22.000 hommes (8).

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