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sur Paris, soit en le fatiguant sur ses derrières et ses flancs pour lui couper tout ravitaillement, soit en le devancant si cette solution est plus avantageuse (1).
Tandis que D imouriez s’obstine à préparer l'attaque des Pays- Bas, les événements se précipitent : le 23 Longwy capitule, l’armée du Centre recule sous les murs de Metz: Prussiens et Autrichiens pénètrent en Lorraine et marchent sur Vérdun.
Servan qui n’a en Dillon qu’une confiance médiocre, redouble d’instances auprès de Dumouriez, lui adressant lettre sur lettre : il n’y à pas un moment à perdre pour vous rendre à Sedan ; c’est mon avis, l'opinion du Conseil et celle du public. Si quelque officier général connu avait pu s’y rendre, on aurait vu votre résistance avec mois de peine; mais nul de vos subordonnés n’a jamais manié de troupes et dans les circonstances ou nous nous trouvons, la plus petite faute peut déterminer ou précipiter la chute de la liberté ou même de la patrie. La sûreté de l'empire est confiée à votre zèle et à votre responsabilité (2). »
Les ennemis lui écrit-il encore (3), se dirigent soit sur Verdun, soit sur Thionville. Dans le premier cas, tâchez d'approcher de la place en remontant la rive gauche de la Meuse et de leur interdire le passage de la rivière ; dans le second cas, suivez-les, inquiétez leurs derrières, gênez les opérations du siège.
Devant les instances du ministre, Dumouriez cède enfin, bien à contre cœur et sans renoncer définitivement à ses desseins. Il fait venir de Lille à Valenciennes Labourdonnaye, pour commander en son absence l’armée du Nord, charge Moreton et le commissaire des guerres Malus, de presser l'exécution des mesures prévues pour l’iñvasion du Brabant (4), puis le 27 août, part en poste pour Sedan, emmenant le seul Westermanñn (5).
Le 28, il est à Mézières et gagne le même jour Sedan (6). Le 29, il passe en revue les troupes de l’armée des Ardennes qui l’accueillent très fraîchement. Mais il sait si habilement retourner les dispositions des soldats, qu'avant la fin de la prise d’armes, ils l’ac-
Seuivan à Dillon, 2 août.
Servan à Dumouriez, 26 août, Servan à Dumouriez, 27 août.
Motïeton à Servan, 28 août.
. L'armée du Nord laissée sur la frontière belge va se trouver affaiblie par les renforts qui en sont successivement tirés en faveur de l'armée des Ardennes ; Duval avec 3,000 hommes ; puis Bow nonville avec 10.000 autres. Moreton ne conserve à Maulde que 11 bataillons et 2 escadrons
Les Autrichiens instruits de sa faiblesse prennent l'offensive. Le feld maréchal Latour franchit la frontière le 5 septembre. Moreton doit se replier d’abord derrière la Scarpe ; puis sur Valenciennes,
Grimoard, op. eil., II, 145.
6, Dumouriez à Servan, 28 août.