‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 89 sur 327 · Servan à Biron, 30 août · texte numérisé non relu

Servan à Biron, 30 août

8. L'ordre de bataille au 30 août cst le suivant : Avant-Garde : Légion de Kellermann, 1e* bataillon d infantcrie légère et de grenadiers ; 3° houzai ds, 4° dragons, der 8e, 9e et 10 chasseurs : SALes Division (Linch) : 1er, 5°, 22e, 24e, 44e, 81e, 90e, 102e de ligne, 8° et 10€ régiments de cavalerie : é 14° et 17e dragons : de Division (Murat) : 8°, 30°, 62e de ligne ; 1er et 2° bataillons de Volontaires de 1791 ; 4e æt 19e de cavalerie : er dragons .

Cette armée est dans un grand délabrement. Les soldats manquent de tout (1) ; mais leur esprit demeure excellent, Ils sont animés des plus purs sentiments révolutionnaires (2).

c) Dumouriez à Sedan veut encore reprendre ses visées sur les Pays Bas. Conseil de guerre du 29 août. Servan obtient qu’il y renonce provisoirement.

Dumouriez occupe l’Argone de concert avec Servan. Renforts qu’il y reçoit. Efforts de Servan pour lui en procurer davantage. La prise de Ja Croix aux Bois oblige Dumouriez à évacuer l’Argone. Son nouveau plan.

Dumouriez arrive à Sedan avec l'intention de se rendre au désir de Servan ; c’est-à-dire de se porter sur le flanc des alliés pour leur barrer le chemin de la capitale et s'opposer à la prise de Verdun (3).

Mais très vite, il doute de la valeur des nouvelles troupes dont il vient de prendre le commandement « il s’en faut de beaucoup écrit-1l à Servan, que l'esprit de cette armée soit aussi bon que celui du camp de Maulde. C’est la seule force militaire qu’on peut opposer, mais cette force est un fantôme et se détruira d’ellemême, si les ennemis avancent sur nous. » Il vaudrait beaucoup mieux s’en tenir à ses projets sur les Pays-Bas, qui auraient pour effet immédiat d’obliger les Impériaux à se séparer des Prussiens. Ceux-ci demeurés seuls,seront facilement accablés par Kellermann qui les attaquera en queue et Lückner qui fera front derrière la Marne. Maintenant comme précédemment, le plan le plus sûr est de lui permettre d’agir en Belgique (4).

À l’appui de ses dires, le général tient un conseil de guerre où il convoque les principaux ofliciers de son armée : Dillon, Chazot, Myacinsky, Dubouquet, Vouillers, Thouvenot. Fort de leur approbation, il charge Vouillers de porter à Paris le procès-verbal de la délibération et d’expliquer au conseil exécutif son plan d'offensive (5).

Servan avait appris l’arrivée de Dumouriez à Sedan et persuadé que le général renonçant à ses projets primitifs, se préparait à prendre en flanc les envahisseurs, ne cessait de l’approuver dans cette voie « je contrarie vos désirs les plus vifs, lui mandait-il,

8° et 10€ chasseurs à cheval ; Réserve (Valence) : 3° de ligne ; 5° bataillons de grenadiers et de volontaires ; 17° de cavaletie ; 1er et 2€ de car abiniers.

1. Rapport de Laporte, Lamarck et Bruat commissaires envoyés à l'armée du Centre. 6 septembre. (Moniteur, XIII, 636).

2, Discours de Simon (député du Bas-Rhin) aux Jacobins. Journal des Jacobins du 19 septembre. F

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