‹ La défense républicaineChapitre 14 sur 20 · CIRCULAIRE AUX PRÉFETS · texte numérisé non relu

CIRCULAIRE AUX PRÉFETS

Paris, le 6 novem))re 1900.

Le président du Conseil^ ministre de fîntérieur et des Cultes^ à MM, les Préfets.

Mes prédécesseurs vous ont à plusieurs reprises rappelé l'étendue des fonctions qui vous incombent comme représentant dans votre département du pouvoir central. Chacun des services institués par notre législation a son organisation propre, sa hiérarchie et une autonomie plus ou nioins complète définie par la loi. Mais quelle que soit Tadministration dont ils relèvent, les fonctionnaires de tout ordre ont envers le Gouvernement les mêmes obligations, et c'est à vous qu'il appartient de veiller à ce qu'elles

soient remplies. Vous êtes dans raccomplissement de cette charge le délégué de tous les ministères. Ils doivent être par vous renseignés avec la plus grande exactitude. Je sais tout le prix que mes collègues attachent à votre collaboration et je vous demande de ne rien négliger pour assurer dans toutes les parties de l'administration Tunité la plus complète dans la direction politique.

Je n'ai pas à insister sur ce que le gouvernement est en droit d'attendre de tous les fonctionnaires. L'exemple de rattachement aux institutions qu'ils ont le mandat de servir est le premier de leurs devoirs. La conformité do leur conduite avec les principes dont s'inspire le Gouvernement en sera le meilleur témoignage, ^'ils venaient à s^en écarter, vous devriez en informer le ministre compétent en même temps que moi-même, mais je ne doute pas que vous n'obteniez d'eux le concours loyal et résolu sur iequel la République a le droit de compter.

Veuillez m accuser réception de celte circulaire.

Le Président du Conseil,

minisire de Vlntérimr et des Cultes,

Waldeck-Rousseau.

Page 1