LES ÉLECTIONS ET LES NATIONALISTES
l'union qui se dégageait de son discours. Eh bien, je suis convaincu que celte harmonie se traduira, comme elle s'est traduite déjà, lors des dernières élections sénatoriales, aux prochaines élections législatives, par Tunion dé tous les républicains contre Tunion de tous les adversaires de la République. [Applaudissements prolongés.)
Oh! de ce côté, Messieurs, il y a une certaine incertitude que je veux signaler et souligner. Je parle des adversaires de la République. Est-ce qu'il en reste encore? Depuis assez longtemps déjà les positions sont prises; je regarde ce qui se produit dans le pays, et je n'aperçois plus que des républicains.
J'ai eu la curiosité de faire établir une bien brève statistique de ce qui s'est passé en 1893 et en 1898. J'ai constaté qu'en 1893 ceux qui se déclaraient hostiles à la République, ceux qui étaient franchement monarchistes, franchement impérialistes, étaient au nombre de 351 ; en 1898, ils n'étaient plus que 191 ; aujourd'hui, en 1902, j'ai beaucoup interrogé l'horizon, et scruté la carte électorale de la France : je n'en trouverais pas trois douzaines. [Hilarité générale et bravos répétés,)
Il est vrai. Messieurs, qu'on est républicain conservateur, on est républicain indépendant, on est républicain nationaliste, et il y aura avant peu, je n'en doute pas, des républicains monarchistes, des républicains impérialistes et peut-