LA TACTIQUE DE LIOPPOSITION
être obligé de vous rappeler à Tordre avec inscription au procès-verbal ; je vous prie, pour la dernière fois, de garder le silence. [Très bien! t?'ès bien!)
M. LE Président du Conseil. — ... c'est encore parce que nous avons voulu revenir devant la Chambre...
M. le comte de Lanjuinais. — Après avoir acquitté Dreyfus.
M. LE Président du Conseil. — ... avec les projets que nous jugions nécessaires au progrès et à la défense républicaines et qui restent à nos yeux tels que je les ai définis, des projets de défense et des projets dé progrès. [Applaudissements à gauche.)
M. Lasies. — Vous appelez cela du progrès?
M. le Président du Conseil. — Or, j'imagine qu'au moins pour le ministère rarement une intersession aura moins mérité le titre de vacances. [Très bien ! très bien! à gauche.)
Je réponds enfin à une dernière question, tout en rappelant à la Chambre qu'il s'agit des douzièmes provisoires. [On rit.) On nous reproche d'avoir convoqué la Haute Cour. Eh bien, oui ! au fond, c'est là un acte qu'on ne pardonne pas au ministère et qu'il est fier d'avoir accompli. [Applaudissements à gauche et à l'extrême gauche. — Bruit à droite.)
M. Lasies. — Vous avez le cynisme de vos mauvaises actions. [Bruit pi^olongé .)
m LA DÉFENSE RÉPUBLICAINE
M. LE Président. — Monsieur Lasies, je vous rappelle à Tordre avec inscription au procèsverbal. {Très bien! très bien!)
M. LE Président du Conseil. — Et ce qui explique une animosité et une intolérance exceptionnelles, c'est que nous n'avons pas voulu laisser plus longtemps sans les relever les insolents défis du nationalisme. [Vifs applaudissements à gauche^ à l extrême gauche et sur divers bancs au centre, — V orateur^ de retour à son banc^ reçoit des félicitations.)