parfaire
1. Déclinaisons. C'est la forme savante, calquée sur le latin d^ctinatio, mais cette forme est antérieure au xvie siècle : on la trouve souvent au Moyen Age. — Gomme on le verra par la suite, le mot déclination, à l'instar du latin declinatio (Varron, Cicéron, Quintilien), doit s'entendre aussi bien de la conjugaison que de la déclinaison. Une grammaire publiée en 1543 par Robert Estienne a pour titre : Les déclinaisons des noms et verbes que doibvent scavoir entièrement par cueur les enfans, ausquelz on veult bailler entrée a la langue latine. Ensemble... la manière d^ exercer les enfans a décliner les noms et les verbes. (Bibl. Nat. — Rés. X. 2687.)
2. Les pieds (pedes) sont constitués par l'assemblage de deux, de trois, ou même de plusieurs syllabes longues ou brèves (spondée - - ; dactyle - w w ; dichorée - >-' - ^ , etc.). Marins Victorinus, au I" livre de sa Grammaire (édit. Keil, p. 41), explique ainsi l'acception du mot pied : « Pes autem dictus est, sive quia pars mensurae et modus quidam similiter pes vocatur, sive quia in percussione metrica pcdis pulsus ponitur toUiturque, seu quia, ut nos pedibus nostris ingredimur atque progredimur, ita et versus per hos pedes metricos proccdit et scandit. »
3. Les nombres (numeri) sont formés par renchalnement systématique de plusieurs pieds semblables ou différents. Le mot est souvent synonyme de « mètres » et de <t rythmes ». Cf. Quintillen. Inst. Oral. IX, iv, 45-57.