‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 180 sur 449 · feust (57, 62, 80), fuat (61, etc · texte numérisé non relu

feust (57, 62, 80), fuat (61, etc

1. Les parfums et les pierreries. — Le mot gemme { lat. gemma) n'est nullement un néologisme : il est très fréquent dans la vieille langue, où nous savons qu'on le prononçait jamme ( cf. femme ).

2. C'est-à-dire : « par cette seule raison qu'elle est » ( Person ).

3. Si on ne voulait dire=:zk moins qu'on ne veuille dire. Véritable latinisme, dont nous aurons d'autres exemples p. 217, 219, 256, 257.

4. Lycophron de Ghalcis (Eubée), un des sept poètes de la Pléiade alexandrine, vécut en Egypte, à la cour de Ptolémée II Philadelphe (ni* s. av. J.-G. ) Il est l'auteur d'une tragédie, ou plutôt d'un monologue de 1474 vers. VAlexandra. Ce monologue interminable où la prophétesse Gassandre prédit la ruine d'Ilion et les fatales aventures des héros de la guerre troyenne, et tout cela dans un péle-mèle indigeste d'érudition mythologique et scientifique, est d'une obscurité devenue proverbiale. ^Le poème de Lycophron (imprimé pour la première fois à Venise, en 1513, à la suite du Pindare donné par Aide ; puis de nouveau, séparément, à Bâle, en 1546, chez Jean Oporin) devait séduire les humanistes de la Renaissance en raison même de son obscurité. Dorât s'attachait à le déchiffrer avec un plaisir manifeste : <c Homerum, Pindarum, Lycophronem, et caetera Graeciaeluminainterpretabatur magna industria et facilitate dicendi », écrit de lui son panégyriste Papire Masson {Elogia, édit. de 1638, II, 288). Un contemporain immédiat, qui signe I. M. P. [Ican Martin Parisien?], dans sa Brève exposition de quelques passages du premier livre des Odes de Pierre de Ronsard (1550), loue Dorât, «homme de singulier jugement et de parfaite érudition », d'avoir « démellé les plus désespérés passages de l'obscur Lycophron, que nul de nostre âge n'avoit encorcs osé dénouer » ( Odes de Ronsard, édit. orig., t* 159 ro). Il n'est pas étonnant dès lors que, sous l'influence de son maître, Ronsard, dans son Ode à Michel de L'Hospital (1552), ait placé Lycophron parmi les grands poètes. G'est un mérite à du Bellay de n'être pas tombé dans cette erreur.

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