‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 194 sur 449 · Posons donc en principe · texte numérisé non relu

Posons donc en principe

2. Livre I, chap. vni. — Du Bellay va reprendre, pour en faire le principe de la poétique nouvelle, sa théorie de Timitation esquissée déjà ci-dessus (p. 103 sqq.). Mais il est curieux de noter qu'au moment de la compléter, il s'interrompra de nouveau pour prévenir une objection et formuler un jugement sur les poètes antérieurs. La suite logique de l'idée se trouve à la fin du chapitre suivant: « Je ne te puis mieux persuader d'y écrire [en français], qu'en te montrant le moyen de l'enrichir et illustrer, qui est Vimitalion des Grecz et des Romains. »

3. « Ou est ceste nouvelle poësie de toy premier des François ? Je n'en voy point d'autre nouvelle, sinon en noms changez et déguisez, au demourant la chose mesmc ou pyre. » ( Q. H. )

172 DEFFENGE ET ILLUSTRATION

OU ne se tiendront plainement satisfaictz, tant pour la breveté * dont j'ay voulu user, que pour la diversité des espris, dont les uns treuvent^ bon ce que les autres trouvent mauvais. Marot me plaist(dit quelqu'un) pour ts ce qu'il est facile, et ne s'eloingne point de la commune manière déparier: Heroët^ (dit quelque autre) pour ce que tous ses vers sont doctes, graves et elabourez * : les autres d'un autre se délectent ^. Quand à moy®, telle superstition ne m'a point retiré de mon entreprinse^, 10 pour ce que j'ay tousjours estimé notre poësie francoyse

1. plainement (57, 62, 80, 07), pleinement (61, etc.) — satisfaicts (61- 75), sadsfaiu (81-97).

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