‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 292 sur 449 · Epist, ad PU · texte numérisé non relu

Epist, ad PU

Verum operi longo fas est obrepero somnum.

mesmes* quand la nécessité nous y contraint^? Nul, s'il n'est vrayment du tout^ ignare, voire privé de sens commun, ne doute point que les choses * n'ayent premièrement été : puis après, les motz avoir été 5 inventez pour les signifier ^ : et par conséquent aux nouvelles choses estre nécessaire imposer nouveaux motz ®, principalement es ars, dont l'usaige n'est point encores commun et vulgaire, ce qui ' peut arriver souvent à nostre poëte, au quel sera nécessaire em- 10 prunter beaucoup de choses non encor' traitées en nostre" langue. Les ouvriers® (afin que je ne parle des

Page 1