‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 333 sur 449 · Quant à (61-97 sauf 92) - capitables · texte numérisé non relu

Quant à (61-97 sauf 92) - capitables

Tzetzès (xii* s.), dont notre auteur avait lu la notice dans Tédition suivante de VAUxandra : Lycophronis Chalcidensis Alexandra, sive Cassandra, pœma quidem ohscurum.,. Isacii Tzetzis grammatici commentariis.., illustraium atqae explicatam, Bàle, J. Oporin, 1546, in ^ (Bibl. Nat. — Y*. 30). — Voici le passage que traduit du Bellay : E{»8oxf{U( 8è xé-zt Auxtf^puv où To^oOtov Stà t^v ico(t)9iv ô^ov Siàc TO Xc^eiv àvaYpa|A|iaT(9(tovC) o7ov, 5ti IltoXeiiaroc dcicb (liXtroç Xi^tt pieta- 7pa|f,(MCTcC^{uvov, *Ap9(v6T) Sk tov "Hpaç, xal o|Aota toiaOra. ( Édit. orig., p. 3. ) — Sur Lycophron et son crédit auprès de la Pléiade, y. plus haut, p. 458, n. 4.

I. Artemidore Daldianos (ii« s. apr. J.-C), qui vécut à Rome sous Antonin et Marc-Aurèle, est Fauteur d'un ouvrage en cinq livres sur l'interprétation des songes.'OvsipoxpiTtxa. Cet ouvrage fut imprimé pour la première fois par Aide, à Venise, en 4518 (Bibl. Nat. — Rés. V. 2236 et 2239). Un savant médecin saxon, Jean Hagenbut dit Gornarius (1500-4558) en fit une version latine qui eut plusieurs réimpressions (Bàle, H. Froben, 1539 et 1544 ; Lyon, Séb. Gryphe, 4546), et Charles Fontaine, à son tour, tira de la version latine un abrégé français : Epitome des troU premiers livres de Artemidorus, ancien autheur, traiciant des songes. Nouvellement iradaictz en françoys par Maistre Charles Fontaine, Lyon, Jean de Tournes, 1546 (Bibl. Ars. — S. A. 9409). — Le chapitre en question sur l'anagrammatisme ne figiu'e pas dans cet Epitome. C'est

Eusebe *, au livre de la Préparation Eoangelique^, dit

dans le texte grec le chap. xxv duliv. ï\ : XIcpl Se àvaypaiiiiaTtaïtoC, 'Ap{(rrapxo; xatitep aptoro; wv ôvetpoxpirr,; xal àXXoi tive; iraXaiol TcAvTeXûc ygXoîiv ti treTcdvOaviv. *Ev |xèv yctp toÎç trpooipitoïc îiBi^xovo-i xi èoTiv dcvaYpa(AtiaTi9|&6;'.o-j6a(Aoû 8à 9aîvovTat aùrol xpv)9^{&evot o*jTe|UTa- OsvTCc a\»XXaêà; oCitc ànoêàXXovTe; ours TcpooTeOévre; yp2pi(i,aTa' èYol> 2c xal èv «px>î 'f'HÇ ^V-^* OTJVTàÇcwç i7re|xvrjff67)v, x«l vûv ae icapaivû XP^^^** H^*^ àvaYpa(A(taTi9|jMi>, otav iivl xptvTjc ùveipov, el OéXei; érépo'j o-o^corepov Soxetv xpîv/iv iautd) pivTOi xptv(i>v jitj XP^«^ outco;, iitel èlawan^ari. (Édit. Xlde, 1518. f* 120 r». — Cf. édit. R. Hercher, 1864. p. 216.) — Traduction de Cornarius : « Circa literarum retextum Aristarchus, quantumvis optimus somniorum interpres, et alii quidam vetercs omnino ridiculum quiddam admiserunt. In praefationibus enim docent quid est literarum rctextus, anagrammatismus Graecis appellatus, sed plane videntur eo nunquam ipsi esse usi, neque transponentes syliabas^ neque rejicientes neque literas apponentes. Ego vero et in principiomei operis ejus mentionem feci, et nunc admoneo, ut literarum retextu utaris, quum somnium alicui judicas et intcrpre taris, si velis hac parte alio sapientiusjudicare \ideri. At vero ubi tibi ipsi judicabis, non ita utaris, quoniam decipieris. » (Édit. Froben, 1539 et 1544, p. 388- 389. — Edit. Gryphe. 1546, p. 238-239. ) — Du BeUay a pris au sérieux la plaisanterie d*Artémidore.

1. Eusèbe Pamphile (264-340), évêjue de Gésarée (Palestine), un des docteurs les plus savants de l'Eglise grecque. On lui doit entre autres ouvrages : 1** une Histoire Universelle, connue sous le nom de Chronique d'Eusèbe, en deux livres, abrégé de Thistoire du monde, depuis la création jusqu'à Tan 325 de Tère chrétienne ; 2^ une Histoire Ecclésiastique, en dix livres, allant des débuts du christianisme à la >ictoire de Constantin sur Licinius, victoire qui donna la paix à l'Église (324) ; 3"* deux écrits d'ordre didactique, la Préparation Évangélique, en quinze livres, réfutation du paganisme, complctce par la Démonstration Évangélique, en dix livres, où l'auteur établit la supériorité de la nouvelle religion.

2. Le passage auquel du Bellay fait allusion ne se trouve point dans la Préparation Évangélique, mais dans un opuscule qui n'est pas d'Eusèbe, bien qu'il figure parmi ses œuvres, un discours de l'empereur Constantin à l'Eglise, dont Eusèbe a donné la traduction en grec à la suite de sa Vie de Constantin, sous ce titre: Ba^iXécDC KcovoravTÎvou Xdyoc» Sv {fypatj^e tû tùv àYi'wv <n>XXtfy(i>. V. le chap. xvni, intitulé : lUpl Tf,ç £t6vXXr,c ttjÇ 'Epu6pafaç, iv ixpo<r:iyjili Tâv xf^ (lavTsfac àtcûv, tbv Kuptov xal to irâ6oc 8t)Xo*j<7T)c' <^ot( 8à f| àxpooTix^ç- IHSOTS XPISTOS ©EOr TIOS SÛTHP STATPOi:. (Patrol. de Migne, Œuvres dEasèbe, II, col. 1285 sqq.) — L'erreur commise par du Bellay vient sans doute d'une confusion, Robert

que la Sybille Erythrée * avoit prophelizé de Iesvghrist, préposant ' à chacun de ses vers certaines lettres, qui declaroint le dernier advenement de Christ^. Les dites lettres portoint ces motz : iesys. christvs. sbrvator. CRvx. Les vers feurent translatez par S. Augustin* (et c'est ce qu'on nomme les XV signes du jugement^) les quelz se chantent encor' en quelques lieux. Les

1. Sybille (57, 62, 80), Sibylle (61, etc.) — Erythrée (57-97),

2. XBSYCHRiST (80), iBSVs CHRIST (57-62), IBSVS-CHRI8T (69, etc.)-

3. declaroint (80), declaroient (57-75, 84), declairoyent (92), declaroyent (97) — Les dites (57, 80), les dictes (62), les dites (61, etc.).

4. portoint (80), portoient (57-75, 84), portoyent (92, 97) — mots (61- 97 8anf80).

5. furent (57-97 sauf 80) — S. Augustin (57, 80), sainct Augustin (61- 75, 84, 92), saint Augustin (97).

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