eussent esté (61-97 sauf
5. commença (57, 62, 80), commença (61, etc.) — pululer (57, 62, 80), pulluler (61, etc.).
6. tens (57, 80), temps (61, etc.) — feust (57, 62, 80), fust (61, etc.) — devenue (61, 69).
8. transmuée (57-97) — sauvaige (57, 62, 80), sauvage (61, etc.).
i . Vieux mot, fréquent chez les poètes de la Pléiade (v. Marty- Laveaux, Langue de la Pléiade, II, 304). Ce verbe, dont Littré cite encore des exemples empruntés à Régnier et Malherbe, ne figure pas dans le Dictionnaire de TAcadémie de 1694 : elle Ta repris dans celui de 1798.
2. Proprement: «pousser des rejetons» (pullalare), d'où « s'accroître, se développer », comme en ce vers d'un chant royal de Jean Marot :
Son nom reluyt et sa vertu pululle.
(^Mit. de La Haye. 1731, in-12, V, COÔ.^
Il signifie d'ordinaire c< se multiplier abondamment et rapidement». Du Bellay l'emploie déjà dans ce sens:
Icy mille forfaitz pullulant à foison.
Regretê^ s. cxxvii.
3. Certainement. Archaïsme qu'on trouve encore dans Corneille. MenL IV, vu, 1343:
Il ne l'aima jamais. — Pour certain ? — Pour certain.
Familièrement, nous disons encore pour sur.
A. C'est-à-dire : à la façon de bons agriculteurs. Locution très ancienne {Saint Alexis, xi' s., sir. 30: « Ore vivrai en guise de tortrele » ).
5. Double idée de changement et de transport ( irans + mutare ). Le mot est ancien dans la langue.
domestique : puis affin que plus tostet mieux elle peust fructifier, coupant à Tentour les inutiles rameaux, l'ont pour échange d'iceux restaurée * de rameaux francz et domestiques, magistralement- tirez de la langue greque, les quelz soudainement se sont si bien entez et faiz 5 semblables à leur tronc, que désormais n'apparoissent plus adoptifz, mais naturelz. De la sont nées en la langue latine ces fleurs et ces fruictz colorez de cete grande éloquence ^, avecques ces nombres et cete lyaison si artificielle*, toutes les quelles choses *, non tant de sa 10 propre nature que par artifice, toute langue a coutume