Qui =: eux qui (les traducteurs, non les lecteurs
2. Locution bien française (v. Littré). mais dont le sens ici n'est pas très clair. D'après Person. à crédit =:de confiance ( c'està-dire, en s'appuyant sur les versions latines données des livres grecs et des livres hébreux). Cette interprétation parait contestable. Peut-être vaut-il mieux entendre : ces ignorants traduisent les langues en demandant qu'on leur fasse crédit, qu'on ait confiance en leur savoir (cf. l'expression prendre à crédit).
3. « Tu en es à croire : car tu le dis de propre conscience. » (Q. H. )
4. Ceci parait une allusion peu déguisée à Marot qui. ne sachant ni le grec ni l'hébreu, s'était pourtant mêlé de traduire en fï>ançais le petit poème de Musée. Héro et Léandre, ainsi que les Psaumes de David ( 1541 ). Il est vrai que. pour le premier, il avait opéré simplement sur la version latine de Guillaume des Mares, et quant aux Psaumes, — « traduictz en rithme francoyse selon la vérité hébraïque», porte le titre del'édit. de 1545, — il s'était aidé pas à pas du secours de François Vatable.
5. Cette forme, dont on peut voir quelques lignes plus bas un autre exemple ((c Ce que je dy ne s'adroisse pas à ceux qui... », etc. ), se rencontre concurremment dans la vieille langue avec la forme s'adresser (v. Godefrot, art. Adrecier [autres formes :
a. Juvénal. Sat. ni. 20.
aussi peuS à cause de ceste divinité d'invention qu'ilz ont plus que les autres, de ceste grandeur de style, magnificence de motz, gravité de sentences, audace et variété de figures, et mil' autres lumières de poësie : bref ceste énergie, et ne scay quel esprit, qui est en 5 leurs ecriz, que les Latins appelleroientgfemiw^. Toutes les quelles choses -^ se peuvent autant exprimer en traduisant, comme un peintre peut représenter Tame avecques le cors de celuy qu'il entreprent * tyrer après le naturel ^. Ce que je dy ne s'adroisse pas à ceux qui 10