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Loc. cit., t. II, p

LA DÉGRADATION DE i/ÉNERGIE CHIMIQUE 167

Berthelot ajoutait d'ailleurs avec raison que le principe du travail maximum règle la possibilité dès réactions, sans permettre de conclure à leur nécessité. Une réaction possible peut exiger, pour se produire, l'accomplissement préalable d'un « travail préliminaire », de même qu'un rocher reposant sur une pente de montagne y est simplement retenu par le frottement, et peut y rester fort longtemps, mais n'a besoin que d'une impulsion préalable pour rouler au bas de la pente, et en aucun cas ne peut la remonter tout seul.

Les exemples de réactions chimiques s'accom plissant d'elles-mêmes en dégageant de la chaleur sont bien les exemples les plus usuels ; et les cas de réactions se faisant dans le sens où le maximum de chaleur est dégagé, sont bien les cas les plus fréquents. 1 gramme d'hydrogène, se combinant avec 8 grammes d'oxygène, dégage 34 grandes calories et demie, pour donner de l'eau : pour former de l'eau oxygénée avec 16 grammes d'oxygène, le même gramme d'hydrogène ne dégagerait que 33 cal. 3 : c'est donc l'eau qui représente l'état chimique le plus stable. L'eau oxygénée tendra, au contraire, à se décomposer en eau et oxygène.

L'étain dégage 34 cal. 3 en formant le protoxyde SnO ; et 67 cal. 9 en formant le bioxyde anhydre SnO 2 : ici ce sera donc, au contraire, le bioxyde qui sera le composé le plus stable, et qui tendra à se former soit à partir de rétain métallique, soit à partir du protoxyde et de l'oxygène.

« Aucun composé endothermique, c'est-à-dire formé avec absorption de chaleur, ne se produit au contraire par l'union pure et simple des éléments, agissant en vertu de leur seule énergie 1 . »

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