‹ La dégradation de l'énergieChapitre 50 sur 124 · L'ÉNERGÉTIQUE VÉGÉTALE · texte numérisé non relu

L'ÉNERGÉTIQUE VÉGÉTALE

La môme conclusion s'impose si Ton porte son attention sur les végétaux. M. Duhem, dans le passage cité, a très bien vu que les réactions restauratrices d'énergie chimique libre, dans les tissus des plantes, s'accomplissent sous l'influence de la lumière, c'està-dire d'une énergie émanée d'une source à température fort élevée. H y a donc une dégradation d'énergie compensatrice qui permet la reproduction d'énergie potentielle chimique aux dépens d'énergie calorifique. C'est, par excellence, le cas où «intervient une énergie étrangère », pour parle-r le langage de la Thermochimie de Berthelot.

Si on enferme dans une caisse imperméable à la chaleur, à la lumière, et, d'une façon générale, à toute forme d'énergie, des plantes vertes, et, avec elles, les appareils nécessaires pour alimenter une lampe électrique à arc, une batterie d'accumulateurs, par exemple : sous l'influence de la lumière de l'arc, les plantes pourront décomposer l'acide carbonique et restaurer ainsi l'énergie chimique que représentent le charbon et l'oxygène ; mais cette restauration d'énergie de qualité supérieure sera compensée, et au delà, par la dégradation que comporte le rayonnement de l'arc, source chaude qui envoie chaleur et lumière sur des corps plus froids. Si l'arc électrique est produit par une action chimique, on trouvera toujours que l'ensemble des réactions chimiques accomplies à l'intérieur de la caisse, dans les plantes et dans les piles, comporte, au total, dégradation ; pratiquement, que la somme des réactions est exothermique.

Ce qui est vrai, c'est que l'introduction du végétal dans la caisse a pour résultat de rendre la dégrada-

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lion de l'énergie moins rapide et moins complète. Au lieu de laisser se gaspiller toute l'énergie utile, la plante en met en réserve une partie, mais elle ne crée pas, sans dépense, de l'énergie libre.

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