‹ La dégradation de l'énergieChapitre 57 sur 124 · PERTE D'ÉNERGIE UTILISABLE DANS LES TRANSFORMATIONS RADIOACTIVES · texte numérisé non relu

PERTE D'ÉNERGIE UTILISABLE DANS LES TRANSFORMATIONS RADIOACTIVES

Lorsque Curie et Laborde reconnurent, en 1902, qu'un gramme de radium dégage 100 petites calories à l'heure, lorsqu'on eut mis ce dégagement de chaleur en évidence sous une forme ne prêtant à aucune critique, en plaçant le radium dans un vase de Dewar rempli d'hydrogène liquide, l'on ne tarda pas à se demander d'où provient cette énorme quantité d'énergie.

M et M me Curie montrèrent qu'on avait le choix entre deux hypothèses fondamentales : ou grande énergie potentielle emmagasinée dans le corps; ou emprunt d'énergie par le corps à d'autres sources. Ils écartaient la première hypothèse, qui, disaient-ils, « ne paraît pas confirmée, parce que l'énergie du corps, dans cette hypothèse, devrait à la longue s'épuiser ». L'expérience n'avait pas encore démontré cet épuisement progressif des corps radioactifs.

C'est alors que lord Kelvin suggéra l'hypothèse de l'emprunt d'énergie à des radiations invisibles, captées par le radium. L'illustre physicien disait : si un thermomètre à boule noire se trouve à côté d'un thermomètre à boule incolore, dans l'air, et au soleil,

Page 1