‹ La dégradation de l'énergieChapitre 78 sur 124 · Discours du mouvement iocal · texte numérisé non relu

Discours du mouvement iocal

Il est superflu d'insister davantage sur un sujet qui a été le thème de développements innombrables, et sur une idée qui a profondément pénétré dans l'esprit public. On n'en saurait dire autant du second principe. Ce principe nous apprend, nous l'avons déjà dit, que si des transformations inverses d'une espèce d'énergie en une autre espèce sont possibles, toutes ces transformations ne sont pas également aisées : on peut transformer autant qu'on veut du travail mécanique en chaleur; le problème inverse est beaucoup plus difficile, et n'est jamais intégralement résolu. La chaleur est une énergie équivalente en quantité à une dose correspondante d'énergie mécanique, mais inférieure en qualité.

C'est précisément sur cette différence de qualité qu'est fondée l'objection la plus grave contre la conception du mécanisme universel.

Avant d'aborder cette objection et d'entrer dans quelques détails sur la portée du principe de Garnot, il me reste à signaler un point important sur lequel la physique actuelle s'est rapprochée de Descartes, si l'on compare surtout nos idées d'aujourd'hui aux idées de Newton et des disciples de Newton. Il s'agit de l'attraction universelle et de la notion d'actions à distance.

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