Diogène Laerce, 1. IX
2. IlaXaià [jlÉv ti; ôta'fopà çtXoaoïpta xe xat TiotrjxtXTj. Répitblique, L X, page ti08.
ment hostiles, qui se sont fait souvent un honneur de l'encourager, tendraient à réduire outre mesure sa part. Certains arts seraient supprimés, par exemple la danse, dont la sévérité chrétienne ne pourrait pas s'accommoder. La musique serait condamnée à des modes déterminés, comme à Lacédémone, et chez nous ne servirait qu'aux chants sacrés; même les Psaumes ont éveillé des scrupules : « Saint Augustin met en doute s'il faut laisser dans les églises un chant harmonieux \ » La peinture serait restreinte aux scènes religieuses; encore pourrait-elle être accusée de n'avoir pas assez de vertu théologique, comme il arriva à Raphaël pour n'avoir peint que des vierges trop humainement adorables. La sculpture ne serait que Fart de cacher la beauté sous des voiles. En littérature, le théâtre serait condamné, la tragédie , parce qu'elle excite les passions; la comédie, parce que le rire est mauvais; la satire, pour être médisante; la plupart des genres de poésie seraient réprouvés , parce qu'ils sont ou frivoles ou galants ; l'innocente, la modeste idylle elle-même ne pourrait plus « cueillir en un champ voisin ses plus beaux