HISTORIQUE
Nous passerons rapidement sur l'historique de la question ; d’ailleurs, nulle part, nous n'avons trouvé qu'il existait des différences entre la délivrance dans la présentation du siège et les délivrances des autres présentations.
Nous n'’insisterons passur les outres du temps d’Hippocrate, les efforts violents volontaires ou involontaires, tels que vomissements, secousses de toux,éternuements, fumigations de l’époque de Celse-Aetius, Paul d’Egine, Avicenne, Abulcasis, qui redoutaient déjà une rétention totale ou partielle du placenta ; ils voulaient l’éviter à tout prix par des tractions énergiques sur le cordon de la part de l’accoucheur et par des efforts d'expulsion de la part de la mère.
À. Paré, redoutant les conséquences de la rétention du placenta, recommandaitde l’extraire aussitôt après la naissance de l'enfant, soit par des tractions sur le petit
boyau, soit directement par l'introduction de la main dans la matrice.
= Élyioe
Guillemeau donne les mêmes conseils.
= Mauriceau recommande de faire la délivrance avant même de couper le cordon. Il conseille les tractions et de légères frictions sur la paroi abdominale. Il a décrit le premier la poulie de renvoi pour faciliter les tractions exercées sur le cordonet suivant les axes du canal génital. Mais il veut que l'accoucheur soit prudent dans ses manœuvres par crainte de rupture du cordon ou d'inversion de l’utérus.
Ruysch, tout à la découverte deson: musculus contrusor placentæ, abandonne à la nature le soin de délivrer la femme et repousse les manœuvres employées par ses contemporains. Il est un des premiers qui aient rejeté l'intervention à outrance pour adopter l’expectation.
Puzos combat toute intervention violente et recommande de ne jamais presser son extraction, tant qu'il n’y a rien qui oblige à la précipiter.
Levret indique les cas où il faut attendre et où il faut intervenir. Il insiste sur cette vérité qu’une règle fixe n’est pas applicable indistinctement à toutes les accouchées.
Deleurge, tout en reconnaissant que les contractions de l'utérus doivent produire l'expulsion du placenta, se montre partisan des tractions sur le cordon pour aider au décollement, et des frictions sur l'utérus.
Baudelocque, après avoir décrit le mécanisme du décollement du placenta, se montre partisan des tractions exercées sur le cordon pour achever la délivrance et précise la conduite que l’accoucheur doit tenir à ce
moment.
Robert 2
pts
C'est en 1848 que Mac Clintock et Hardy (Pratical observation. In midwifery) furent les premiers à employer la méthode de délivrance par expression utérine.
En 1853, Crédé de Leipzig décrit les manœuvres à l’ensemble desquelles on a donné le nom de manœuvre de Crédé.Mais ce n’est pas lui qui ale premier employé la méthode. Il l’a seulement vulgarisée.
En 1885, M. Ribemont-Dessaigne a publié une remarquable étude sur la délivrance par traction et expression dans la présentation du siège.
Le professeur Pinard nous apprend que la méthode que nous emploierons le plus souvent dans la présentation du siège, sera l’extraction vaginale (1888. Jour-
nal des sages-femmes).