‹ La démenceChapitre 52 sur 92 · II. Vaisseaux corticaux du même · texte numérisé non relu

II. Vaisseaux corticaux du même

6, 7» 8, 9 f>is- Altérations cellulaires des colonnes médullaires (allé' rations pigmentaires chromatolysc et neuronopbagie lymphocy tique). Démence aiguë (Thèse Bridieb).

délicat, on est étonné de la persistance et de la précision des souvenirs et des conceptions stéréotypées. Il semble que ces dernières résistent plus qiie les éléments moins atteints de la mentalité. Un vieux théomane, cité par Calmeil*, put pendant vingl^cinq années traduire constamment de la même façon les expressions très singulières dont il faisait usage. Souvent chez des individus arrivés aux extrêmes limites de la vieillesse on retrouve les psychoses systématisées avec les mêmes caractères qu'à Tâge adulte. Néanmoins, à la longue, l'action de l'âge aidant, il peut arriver un moment où les idées délirantes finissent par se dissocier et, comme le dit SchCle^ : « Le saint, le prophète, avec tous leurs glorieux attributs, s'acheminent vers la démence progressive et définitive. »

Cette démence consécutive à la psychose systématisée peut, cela est tout naturel, se compliquer de lésions cérébrales (hémorragie, ramollissement, etc.). A s'en rapporter à certains faits il semblerait que dans le cas où il y a prédominance des phénomènes hallucinatoires d'un côté, c'est dans le côté correspondant que se développent plus tard les lésions en foyer constitutives de la démence. L'éréthisme plus marqué dans un hémisphère aboutirait ainsi à des ruptures vasculaires finales dans ce même hémisphère.

On le voit, la phase terminale des délires systématisés peut affecter des formes démentielles variées ; c'est tantôt une démence apparente seulement, une

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