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cause apparente. Macroscopiquement : pie-mère très fortement trouble et en hypertrophie « gélatineuse », kystique en un point. Microscopiquement : a) disparition ou rétraction des cellules ganglionnaires qui présentent des altérations très marquées (fibrilles intracellulaires très effacées, fibrilles des cylindraxes mieux conservées, disparition du noyau, coloration diffuse du corps cellulaire, forte pigmentation) ; beaucoup de noyaux névrogliques, surtout autour des vaisseaux et aussi en amas isolés ; certains présentent des modifications régressives et de la pigmentation ; destruction de fibres médullaires ; ces modifications sont surtout marquées dans les circonvolutions centrales et frontales, mais sont neltes partout, même au niveau du cervelet et un peu dans la moëlle ; b) lésions cellulaires aiguës, étendues au cerveau et au cervelet et nettes, surtout dans les pyramidales géantes : gonfllement homogène, réseau intracellulaire à mailles larges ; pie-mère très épaissie et œdématiée.
Moriyasu (1909) de ses recherches anatomiques dans la catatonie conclue : les fibrilles sont dégénérées en petits fragments dans toutes les régions de l'écorce cérébrale sans localisation marquée ; les lésions des cellules ganghonnaires n'ont rien de pathognomonique et se retrouvent dans d’autres psychoses ; les lésions vasculaires sont sans signification ; les noyaux névrogliques semblent multipliés abondamment autour des vaisseaux; les noyaux satellites sont nettement augmentés autour des cellules pyramidales ; au niveau de la moelle dans tous les cas existait une modificalion marquée des cellules ganglionnaires, des colonnes de Clarke et des cellules des cornes antérieures.
Toyotane Wada (1910), dans quatre cas de démence précoce, trouve des lésions cellulaires allant de la simple dégénérescence granuleuse à la mort de la cellule par vacuolisation, fragmentation des dendrites, changement de position du noyau ; la disposition des fibrilles n’est pas modifiée aux premiers stades el ce n'est que tardivement
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qu'elles disparaissent. Il n’y a pas de dégénérescence aiguë des faisceaux nerveux mais dans les fibres tangentielles et les stries de Baillarger, les méthodes de Weigert et Bielchowsky montrent une diminution des fibres. La névroglie est légèrement prohférée : neuronophagie. Les lésions prédominent dans la région frontale. Il n’est pas question de modifications vasculaires ou méningées.
Il est intéressant de rapprocher ces diverses conclusions de celles auxquelles nous amène l'étude des observations que nous avons relatées et de constater ainsi que les unes confirment les autres.