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tera avec autant de soins que s'il s'agissait de faits plausibles.
Son sentiment affectif est assez éveillé pour des avantages immédiats; il se montrera prévenant, aimable, pour ceux de qui dépend son bien-être, mais il ne soutfre ni de l’éloignement des siens, ni de sa claustration à l'asile; il souhaite quelques amélioralions à son sort, mais reste désarmé devant la vie, et s'il demande à sortir, c'est pour pouvoir aller au cinéma ou au cabaret, mais non pour s'occuper utilement.
En résumé, le débile diffère du dément précoce simple, au point de vue intellectuel, par l'absence de (oute obnubilation passagère : l'un voit tout dans la clarté de son horizon rétréci: l'autre, dont l'aptitude psychologique n'est pas encore atteinte, n'arrive jamais à faire passer ses velléités dans la conscience claire. Le premier manque de bon sens; le second, par son inaptitude à s'adapter au réel, se montre: paradoxal, mais se sait tel.
Au point de vue affectif, Le débile reste un enfant parfois hostile, souvent égoïste, mais capable de sentiments actuels d'une réelle intensité pour le monde où il évolue actuellement. Le dément précoce simple, au contraire, est capable d’exprimer des sentiments théoriques d’une certaine ampleur, mais il ne les ressent pas. Il agira en contradiction avec ses affinités concevables.
L'activité du débile pratiquement très faible est, en apparence, très étendue. Prête à entreprendre beaucoup, elle - demeure stérile; l’activité, au contraire, du dément précoce simple lui paraït inutile, voire pénible ; elle s'épuise en efforts contradictoires et ce que l’on prend pour de la paresse n’est, au fond, que l'expression inhibée d'un atermoiement perpétuel, d'une anxiété diffuse et sans objet précis.
A vrai dire, la confusion entre ces deux états mentaux ne nous paraît pessible qu'à la faveur d'un examen psychologique très superficiel, et nous croyons inutile d'y insister davantage.
B. Séquelles de l'encéphalite léthargique. — À côté de syndromes caractérisés surtout par la bradypsychie, on à signalé des troubles du caractère et de l'affectivité, sans déficit appa-
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rent de l'intelligence. La récente thèse du docteur Rey (Lyon, 1926) nous dispensera de longs développements.
Des jeunes gens jusque-là bien équilibrés, dociles, travailleurs, disciplinés, deviennent insupportables: doués d’une activité paradoxale, leur attention est impossible à fixer ; ils s’intéressent à des futilités, mais ne peuvent poursuivre aucun (ravail suivi. [ls sont dissipés, bruyants, malfaisants, ils font des niches à leurs camarades, se montrent agressifs et insubordonnés à l'égard de leurs parents et de leurs maîtres.
Ni les remontrances, ni les privations n'agissent sur eux. Si on les menace, ils se mettent à hurler pour recommencer quelques minutes plus tard les mêmes tracasseries.
OBsERvATION VII (personnelle et résumée).
Troubles de l'activité et de l’affectivité post-encéphalitiques. Immoralisme acquis. Instabilité du caractère. Violences périodiques.