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plus profond montre une différence capitale; dans la maladie qui fait l’objet de ce travail, le défaut d'activité est essentiel, l'indifférence affective est foncière et si des troubles de l’humeur et du curactère sont constatés, ils se distinguent aisément des perversions acquises de l'instinct que peut produire l'encé-
phalite léthargique.
2 Diagnostic positif au début. — Quelle que soit la forme ultérieure de la démence précoce, Dide et Guiraud décrivent
les manifestations initiales suivantes :
a) Début selon le type de l'adolescent paresseux ; b) Début selon le type psychasthénique ;
c) Début selon le type neurasthénique ;
d) Début selon Le type hystérique. RU
Les manifestations initiales suivant le type psychasthénique et hystérique nous paraissent exclusives des formes simples, el loujours lorsqu'on note d’abord des obsessions et impulsions caractérisées ou un maniérisme théâtral, la maladie évolue vers des manifestations délirantes. Il n'en va pas de même de l'indolence et des préoccupations neurasthéniques. Ces deux variétés s'associent souvent d'ailleurs. ;
Nous admettons qu'on est arrivé à éliminer toutes les causes physiques d'inertie juvénile et les expressions neurasthéniques qui masquent une maladie organique. Nous supposons également qu'un examen méthodique (basé surtout sur l'appréciation du coefficient actif et affectif latent) a exclu la neurasthénie infantile primitive, et c'est maintenant qu’un problème, un peu spéculatif il est vrai, mais très ardu va se poser à notre esprit. Sans doute que la démence précoce devienne délirante ou calatonique ou qu'au contraire elle reste figée dans la forme initiale, le pronostic absolu reste le même; toutefois, la conduite à tenir peut différer : dans le premier cas, l'internement s'impose ; dans le second, une famille aisée peut espérer conserver chez elle un être inutile, mais peu enclin à des actes antisociaux.
Nous ne possédons, hélas! aucun signe de certitude pour pré-
voir l'avenir avec sécurité en pareil cas. Le secret d'une sécu rité relative nous paraît être dans une analyse clinique complète. Plus l'hérédité est vésaniquement chargée et plus Les épisodes délirants sont à craindre; d'autre part, même au début, alors que rien n'atlire l'attention de ce côté, on peut déceler des ébauches d'ambivalence, de mutisme, de stéréotypies oniriques ou même conceptives et expressives, Il n'est pas rare qu'on constate déjà de la pensée en écho et souvent l'interrogaloire, portant sur l'aptitude à symboliser les élans intérieurs, révèle un déficit marqué ou bien une tendance à incorporer dans le moi les perceptions extérieures. La démarcation entre le subjectif et l'objectif, assez aisée dans la normale, devient très rapidement confuse dans les formes de la démence précoce qui doivent fournir une riche symptomatologie. Cette distinction paraît plus résistante dans la forme simple.
Quoi qu'il er soit, l'erreur est d'autant plus impossible à éviter de façon constante que nous considérons la ‘forme simple comme un arrêt de l'évolution morbide dont le syndrome con plet comporte d'importantes perversions représentatives et expressives