CONCLUSIONS
Ï. —- Dans la démence précoce, vaste syndrome dont Île démembrement est inévitable, l'essentiel est fourni par un fléchissement de l'élan psychogénétique ou, si l'on préfère, de l'élan vital.
IE. — Cette insuffisance constilutionnelle n'apparait qu'à la puberté ou plus tard et porte sur l'activité sociale-et l'affectivité.
IL. — Les affaiblissements électifs dé ces catégories psycho logiques, en dehors de tout phénomène délirant ou catatonique, méritent le nom de démence précoce simple (Morel) ou de athymhormie, comme Dide et Guiraud proposent de les appeler.
IV. — Le diagnostic de celte maladie mentale doit être fait avec la débilité mentale, les séquelles d'encéphalite léthargique, les inhibitions accidentelles de la neurasthénie. Certaines formes, ultérieurement complexes, débutent par des périodes d'indolence et d'indifférence, sans autre chose. Dans ces cas, l'erreur est difficile à éviter. |
V. — Le pronostic de la démence précoce simple est très mauvais; loutelois, dans les classes aisées, l’internement peut être évité, grâce à une surveillance effective.