LES EXPÉRIENCES
| Nous ne pouvons calculer le coefficient urotoxique du 3 octobre, parce que nous n'avons pu recueillir les urines des 24 heures : la malade se gâtait.
Nous n'avons pu recueillir toutes les urines : la démente |se gâtait.
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Dans les colonnes IT et Ilse trouvent les chiffres des urines des vingt-quatre heures et des densités qui leur correspondent ; on sera peut-être étonné à première vue de la faiblesse de ces chiffres, mais on sait qu'il en est ainsi chez le vieillard ; ce fait est encore exagéré chez le dément (1) : nous n'avons obtenu certains jours que 550 cent. cubes d'urine, alors que la démente était constipée et sans délire, il est vrai que la densité était relativement élevée et marquait 1,018. La colonne IV montre que les lapins pesaient tous à peu près le mème poids, dans les environs de 2 kilogr., pour que leur résistance à l’intoxica tion soit à peu près la même chez tous; pour cette raison encore, ils ont été achetés chez un même villageois des environs de Nancy, et non chez un marchand de la ville, qui nous aurait donné des animaux d'espèces trop différentes ; nous refusions tout lapin atteint de diarrhée ou qui n’était ni vif, ni agile.
Les injections ont été faites avec une vitesse moyenne de =#=— 11%,2 par minute (col. VLet VIldu tableau). On leur fera cependant le reproche mérité de n'avoir pas toutes la même vitesse, mais les ins-truments, mis à notre disposition, ne nous permettaient pas d'obtenir une pression mathématiquement régutière; néanmoins les cinq premières, celles du mois d'octobre (nous éliminons l'injection du 6 du même mois, dont nous n'avons pu obtenir le coefficient uro-. toxique parce que les urines des vingt-quatre heures n'ont pas été toutes recueillies), ont des différences de vitesse presque insignifiantes, la plus petite vitesse
(1) Johnson Smith. Une enquête sur le sang ec l'urine des aliénés. Journal mental Science. Octobre 1890.
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étant de 7,8 et la plus grande de 10,3 ; les résultats obtenus par ces expériences peuvent donc être comparés entre eux. De même au mois de novembre où la plus petite vitesse est de 9,4; la plus grande, de 14, ne peut faire éliminer l'injection qui lui correspond puisque, malgré la grandeur de cette vitesse qui diminuait la résistance de l'animal, il a été injecté une grande quantité d'urine. Au mois de décembre, les chiffres minimum et maximum de 10, 3 et de 12,7 montrent des différences de vitesse moins fortes encore.
En divisant, après chaque expérience, le nombre de centimètres cubes d'urine injectée pour amener la mort de l’animal par le poids de ce dernier, on obtient la toxicité moyenne ou la quantité d'urine nécessaire pour tuer un kilogramme d'animal. Cette toxicité oscille dans nos expériences (colonne IX) entre 83 et 237, que la démente soit calme ou agitée; elle est en moyenne de <= — 132. Chez l'adulte, d’après les expériences de M. Bouchard, 'elle est de 42, c'est-à-dire que les urines sont plus toxiques. En 1890, M. Mossé (1) avait trouvé la toxicité inférieure chez le vieillard. Nos résultats coïncident avec ceux qu'avaient obtenus la même année MM. Mairet et Bosc (2), à savoir que les urines des déments séniles sont bien moins toxiques.
Les coefficients urotoxiques, c'est-à-dire les quo-
(1) Mossé. Contribution à l'étude de la physiologie de la vieillesse, Excrétion urinaire chez le vicillard, toxicité urinaire chez le vieillard et l’enfunt, Académie des sciences de Montpelher. 2 juin 1890.
(2) Mairet et Bosc. Aliénation mentale par troubles de nutrition. In Annales médico-psychologiques 1892.
2 octobre.
3 et 4 octob.
ire PÉRIODE D'AGITATION
5 octobre.
6,7,8.et;410 16 octobre.