‹ La Démence SénileChapitre 37 sur 37 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Nous ne donnerons que les conclusions qui ressortent des faits nouveaux les plus importants de notre étude :

1° La démence sénile est un phénomène pathologique ;

2° Parmi les diverses variétés de délire qu'on peut observer au cours de la démence, il en est un qui est la conséquence logique de cette maladie. L’attitude particulière, la vue de certains objets en réveillant chez les malades des souvenirs anciens, les fait penser et agir conformément à ces idées anciennes. L’amnésie des faits récents ou rapprochés, qui constituent le fond même de la démence à son début, est la cause de cette suggestion spontanée ou provoquée, à laquelle le malade est prédisposé par la diminution de ses facultés supérieures.

L'exactitude de cette reproduction de faits anciens est en raison inverse des progrès de la déchéance des facultés psychiques.

Les seules suggestions possibles concernent soit le métier du futur dément, soit des actes habituellement accomplis par lui ou qui, même uniques, ont fortement impressionné son cerveau. Elles peuvent avoir des conséquences graves et amener des poursuites judiciaires ; elles doivent être recherchées quand le dément, au commencement de sa maladie, est amené à prendre des dispositions testamentaires ou autres.

Ne se peut-il que ces dispositions, qui paraissent valables puisqu’à ce moment le dément présente des intervalles lucides, aient été prises, en dehors de tout libre arbitre, suivant des idées anciennes du malade.

3° Les urines présentent, la veille du délire maniaque, une hypotoxicité qui permet de prévoir ce dernier et tend dans le cours de l'agitation à s'élever vers la normale. On peut en conclure qu'il est dû à la rétention et à l'accumulation de substances toxiques dans l'organisme.

Vu :

Le Président de la thèse,

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