Richard, op. cit.,. p
variable. Beaucoup des incompatibilités en; question ‘ne se révèlent que progressivement, au fur et à mesure-que la conscience collective devient plus exigeante et comme plus susceptible. G'est ainsi, remarque M. Richard’, que:la vie sociale du sauvage n’est pas détruite par la pratique .ducanmibalisme ; la vie sociale des sociétés grecques ne fut passuspendue par l’esclavagisme ; la vie sociale au moyen âge se montra compatible avecla spoliation systématique des cultivateurs au profit de la classe militaire et de la classe théocratique. Dans nos sociétés de pareilles pratiques ne: sont plus permises. Non seulement nos codes ne consacrent pas, mas ils prohibent ces formes de la lutte. Nous jugeonsique leur présence ‘reridrait l'accord :social intenable, (Notre: idée du ‘droit a gagné entextension en même temps qu’en compré- ‘hension. Nous reconnaissons des droits à plus d'hommes set en même temps nous leur reconnaissons plustde: droits. Nous ‘déclarons égaux devant la loi tous les individus, quelle que soit leur origine ‘et leur profession, qui composent: une -société ;-et en même temps nous augmentons le nombre:des “lois destinées à la sauvegarde de l'indwidu.
‘Est-ce à dire que nous ayons atteint dès. aujourd’huisie “maximum des atténuations possibles ? Le régime de la: libre “concurrence, assurant légale liberté des compétiteurs, seraitul, “comme beaucoup l'ont pensé, le régime: idéal:et définatif, “auquel‘on-ne saurait toucher sans arrêter l’ascension: de:tout - ensemble ? Il:est clair que cette forme de la lutte marque-un ‘progrès sur les formes antérieures. Impliquant des échanges
débattus de produits ou de services; elle implique: aussi; mon seulement l'ajustement des travaux divisés, mais l’obéissance à de nombreuses règles communes. «. {lle suppose, ‘dit M. Tarde, en même temps qu'une contrariélé ‘partielle des
vœux et des efforts des concurrents, une solidarité générale