Cité par Manouvrier, L'indice céphalique, p
ho HÉRÉDITÉ
sée égalitaire », on le devine. L’égalitarisme ne tend-il pas à tout niveler et à tout mêler, à abaisser toutes les barrières qui maintenaient les races isolées, à balayer tout ce qui survit des antiques hiérarchies ? Ilest donc un vœu contre nature, une imagination de raisonneurs métis, un rêve ou un calcul de brachycéphales *. Il méconnaît les conditions élémentaires du progrès des espèces. En deux mots, il nie l’hérédité.
Tel est le thème que s’empresseront de commenter les polémistes hostiles à l'esprit de la Révolution française. Ils l’accuseront de laisser perdre, par ses innovations étourdies, le meilleur de « cette énergie accumulée par nos ancêtres, par ces morts qui parlent en nous ». Si la science prouve, dit M. Bourget”, qu’ «undes facteursles plus puissants de la personnalité humaine est la race. rien de plus contraire aux principes scientifiques que cette formule : les Droits de l’homme, qui pose, comme donnée première du problème gouvernemental l’homme en soi, la plus vide, la plus irréelle des abstractions ». Quelle folie de vouloir ouvrir à tout venant l'accès de toutes les fonctions sociales quand il est constaté que « des individus déjà différenciés par l'exercice d’un métier produisent, en général et en moyenne, des individus différenciés et, pour ainsi dire, polarisés en un même sens * ». Il y a dans le principe de transmission héréditaire, dit M. de Lur-Saluces ‘, « un élément d'accélération méthodique qui permet aux forces humaines de produire sans déperdition leurs plus grands effets » ; mais nos démocrates font fi de ces bénéfices, oublieux
qu'ils sont, par principe, de « tout ce‘qui se transmet avec ‘le sang ».
1. Gobineau, Essai sur l'inégalité des races humaines, I, P. 35. — Ammon, Natürliche Auslese, p. 185. — Lapouge, Sélections sociales, P- 239, 259.