Ch. Maurras, Enquête, 2e fasc., p
k. Ibid,, rer fasc., p. 34.
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POSITION DU PROBLÈME Li
Sur ce qui se transmet au juste avec le sang, les adversaires du régime démocratique pourront d’ailleurs dis cuter. L’étendue et la genèse des patrimoines organiques s'entendent de façons assez différentes. Pense-t-on que ces patrimoines s’accroissent peu à peu sous l'influence de la manière de vivre, et que les habitudes acquises dans l'exer- cice d’une fonction se tfansmettent par l’hérédité? Ce sera alors le régime des castes lui-même qui paraîtra le plus conforme aux tendances de la nature. Est-on persuadé seulement qu'il y a des types eugéniques innés, et dont les qualités résultent moins des habitudes acquises pendant la vie que des aptitudes apportées dès la naissance ? On défendra alors, d’une façon générale, le règne des aristocraties. Admet-on enfin la nécessité d’un renouvellement anthropologique, d’un mouvement de « circulation des élites ! » qui permette de remplacer progressivement les éléments supérieurs une fois usés ? C’est proclamer la légitimité des aristocraties ouvertes ; c’est plaider pour la distribution moderne des classes.
Nous allons donc examiner successivement les apologies « scientifiques » des castes, de la noblesse, de la bourgeoisie, qu'on peut ainsi opposer aux revendications démocratiques.