‹ La démocratie devant la science; études critiques sur l'hérédité, la concurrence et la différenciation. 3. éd. augm. d'une préf. sur la sociologie monarchiste 1923Chapitre 82 sur 161 · V. plus haut, p. 121. Cf. Worms, Org. et soc · texte numérisé non relu

V. plus haut, p. 121. Cf. Worms, Org. et soc

duire pour l’ensemble les bons effets qu’on escompte. Les cellules spécialisées conservent à quelque degré les propriétés qu’elles cumulaient antérieurement, et jusque dans l’appareil le plus nettement constitué à part, des éléments se retrouvent. qui sont les mêmes partout. On peut soutenir qu'ici déjà la complication limite la différenciation. Mais du moins l’évolution des organismes tend-elle à réduire au minimum les chevauchements de cette nature, et, au fur à mesure que le travail s’y divise, à emprisonner en effet, de plus en plus, les cellules dans l'organe. L'évolution de nos sociétés est tout autre. Du même mouvement par lequel elles favorisent la spécialisation, elles contrecarrent la différenciation‘. En même temps qu’elles diminuent le nombre des opérations qui constituent les besognes professionnelles des individus, elles mulüplient les groupements divers auxquels chacun d'eux peut adhérer par un côté de sa personne *.

Et 1] est vrai que ces associations partielles se laissent difficilement comparer à des corps. Elles ne servent pas à leurs membres de « cadres complets de vie” » ; elles ne représentent que certaines de leurs tendances ; elles ne sollicitent que certaines de leurs activités : elles ne les unissent’ le plus souvent qu’en fonction de fins déterminées. De telles relations s'expriment malaisément en termes biologiques. Et c'est pourquoi sans doute les partisans de la théorie organique élimineraient volontiers du champ de la sociologie l'étude de ces groupements unilatéraux. Seuls seraient des êtres réels, dignes de l’attention des sociologues, les groupes « à base organique », comme sont par exemple les nations‘. Mais sans

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