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f^X LA DEMOCRATIE ET LE TRAVAIL
hommes astucieux et dont on ne peut se passer se satisfont de ce rôle sacrifié.
Dans la profession, Tintelligence et le labeur manuel ne peuvent s'expulser l'un l'autre, ni se subordonner l'un à l'autre absolument. Ils vont de pair, étant tous deux également nécessaires. La solution est dans l'entente et la collaboration.
Cette collaboration indispensable n'est pas réglée et mise au point : voilà toute la crise sociale. La mise au point résultera d'une sage considération de la coutume professionnelle. Parmi les patrons et les ouvriers, les plus habiles et les plus sages seront ceux qui arriveront les premiers à ces ententes équitables. Les autres s'attarderont, bien vainement, dans les logomachies pédantesques ou dans l'inutile prolongation des hostilités ancestrales.
Il n'appartient à personne de dicter les modalités de l'accord ; toutes sont dignes d'attention : associations, coopérations, participations, assurances sociales, contrats collectifs, travail en marchandage, établissement de séries, arbitrage facultatif et obligatoire, « conseils de l'usine »,tout bois fait flèche. Les accrocs, les hésitations, les ratés seront nombreux, souvent irritants et parfois cruels. Même, s'il existait une bonne volonté générale qui, malheureusement, n'est pas de ce monde, tous les obstacles ne seraient pas aplanis :