ACCEPTATION DES CONVENTIONS Û
l’entreprise. Ces Fbéuliats se sont nt améliorés depuis 1946, mais il reste encore beaucoup à faire.
Parallèlement à cette étude du comité de protection des tra- Vailleurs, $. A. F. entreprit au début de 1946, une enquête pour contrôler si les délégués à la protection, et les comités de sécurité avaient bien été désignés par les entreprises et quelles avaient été leurs activités. Des formulaires furent envoyés par S. A. F. aux organisations syndicales avec mission de les distribuer aux entreprises. Ils devaient être remplis par les délégués et renvoyés à S. A. F. après avoir été vérifiés par la direction de l’entreprise. Il y eut ainsi 2.542 réponses, soit 80 % des formulaires envoyés. Ce sont d’une part, le nombre des réponses, d'autre part, le pourcentage des réponses sur le nombre de formulaires envoyés, qui sont indiqués aux colonnes de droite du tableau. Ces renseignements permettent de donner une petite idée de l’intérêt porté dans chaque secteur, aux organismes locaux de sécurité. :
Les résultats ont été les suivants : d’abord, 1 système de sécurité est mieux organisé dans les grandes entreprises (plus de 100 ouvriers) que dans les petites. Cela tient peut-être à la. . présence d’un comité de sécurité. D'autre part, et c’est le résultat le plus intéressant, la courbe des accidents du travail a baissé d’une façon sensible dans toutes les entreprises ayant : adopté le système local de sécurité, et particulièrement dans les grandes entreprises.
ae L'enquête a de plus démontré que beaucoup de délégués n’avaient pas très bien compris le sens exact de l’organisation ni ce qu’on attendait d'eux exactement. Elle a eu ainsi pour résultat indirect de donner une impulsion nouvelle; des demandes de renseignements et de brochures ont été tranmises au comité de protection des travailleurs, et les fédérations se sont intéressées de plus près aux délégués à la protection élus dans les entreprises.