‹ La Démocratie Industrielle et les Comités d'Entreprise en SuèdeChapitre 79 sur 89 · LEE RU ST ESS · texte numérisé non relu

LEE RU ST ESS

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cerne l’organisation théorique et pratique des études de temps

et de mouvements. Il doit par ailleurs informer les ouvriers

de l'entreprise du but et de l’organisation des études, et pro-

0 voquer leurs suggestions. Cependant il n’est pas compétent

pour examiner les différends que font surgir les études de

| temps et de mouvements, chaque fois que le conflit influe . directement sur l'établissement des salaires. On sait que c’est

un principe absolu du syndicalisme suédois, que ces questions

Soient réglées directement entre l'organisation syndicale et l'employeur.

Chaque entreprise possède e en principe un spécialiste des études de temps et de mouvements; — ce technicien doit tout mettre en œuvre pour éduquer les ouvriers, les mettre en con-. fiance, et: recevoir leurs suggestions. Il sera donc intéressant qu’il fasse partie du comité d'entreprise. Rappelons cependant que même s’il n’en fait pas partie, la convention de collaboration permet de l’y convoquer comme expert.

B) Les comités d'étude des temps et mouvements (« Arbetsstudienämnder >»).

- Les fédérations acceptantes constituent entre elles, sur le plan de la profession ou de la branche d'industrie, un comité

dit « comité d'étude des temps et mouvements ». Ce comité

se compose de quatre membres : deux désignés par la fédération ouvrière et deux par la fédération patronale; — ‘il élit son président dans son sein, mais peut choisir un secrétaire au dehors. :

Sa tâche est double : tout d’abord, il a charge de favoriser la coopération locale entre employeurs et ouvriers pour tout ce qui concerne les études de temps et de mouvements; —

ensuite, il examine les litiges relatifs à ces mêmes études.

La décision qui en résulte n’a valeur que de recommandation; les parties sont engagées à s’y conformer, et il y a de grosses chances qu’elles le fassent toujours; mais elles ne sont pas

liées juridiquement, le comité n’ayant pas pouvoir d’arbitrer.

Cette procédure n’entraîne d’ailleurs aucune limitation du droit

pour les parties de demander une négociation, directement

entre les confédérations.

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