Voici son texte à la page
Prétendre communier « dans un esprit tout différent », décidément, c'est éliminer Vesprit : oui, c'est pécher à mort contre l'esprit ; c'est, en dernière analyse, se rencontrer sur cette unique proposition : « on peut imposer la vérité de force. Je ne crains pas de dire que, pour un esprit libre, voilà l espoir le plus sacré. (Ch. Maurras, Action française, p. 296). Le culte qui s'impose ainsi, c'est « peut-être la Religion positiviste du grand être humain » ; ce ne sera jamais, etc.
qui discute matin et soir, sans grand désavantage, ait l'obsession de verser de l'huile bouillante et du plomb fondu dans la gorge de ses contradicteurs. Sur un thème aussi neutre, aussi indifférent, aussi simple, les divagations de M. Laberthonnière ne peuvent résulter que d'une vraie concupiscence de l'erreur. S'il la choisit à ce point de simplicité, de grossièreté, d'évidence, c'est bien qu'il l'aime. A plus forte raison doit-il se tromper ou tromper, se méprendre ou fausser les termes en présence quand il s'agit d'une matière aussi complexe que la haute philosophie religieuse. J'en avertis donc le public, et j'ai le regret d'appliquer à M. Laberthonnière ce qui fut dit à M. Reinach : qui fraude en plein midi sur le port de Palerme, fraudera d'autant mieux à Londres, à onze heures du soir. Chaque mot tracé par sa main se désigne à la vigilance de la police intérieure de nos esprits.
Quant à ce qui ne rentre pas dans la catégorie de la fraude pure, on peut le ramener à un genre de faiblesse d'esprit qu'explique la passion1. Ce lettré raffiné, ce métaphysicien enivré, aura pu se faire l'écho d'une des calomnies les plus stupides qui aient été élevées contre l'un de nos collaborateurs. L'abbé Pierre avait dit en parlant de l'épée crucifère qui a été placée sur la couverture de la première édition de Y Homme r;ui vient, de notre ami Georges Valois :
Regardez la croix ci-contre, gravée en tête du volume, et vous reconnaîtrez sans peine que cette croix, qui porte la devise In hoc signo vin-ces, n'est autre chose qu'un poignard, le symbole exact de tout l'ouvrage composé tout exprès pour démontrer que c'est par la violence que le surhomme triomphe.
Sans rien vérifier, ni voir, ni écouter, M. Laberthonnière s'est hâté de faire chorus :
Sur la couverture du livre de M. G. Valois : L'Homme qui vienl, on aperçoit une figure qui ressemble à une croix. Quand on regarde de plus près, on se rend compte que cette croix est un poignard, et sur la lame on peut lire alors : In hoc signo rinces. Un mot revient toujours sous la plume de ces messieurs : « Il n'y a qu'une seule vraie vertu, la force » ; c'est le plus fort qui a raison.
1 II est impossible de ne pas signaler les procédés de discussion abominables de M. Laberthonnière à l'égard de M. l'abbé Descoqs.
Renseignements pris, le poignard diabolique, l'épée crucifère hantée des dénions nietzschéens, n'est autre que « l'insigne des zouaves pontificaux » 1.
1. Lettre de Georges Valois à Charles Maurras, Action française du lir août