‹ La démocratie religieuseChapitre 57 sur 128 · CONFESSION GÉNÉRALE D'UN PROTESTANT FRANÇAIS · texte numérisé non relu

CONFESSION GÉNÉRALE D'UN PROTESTANT FRANÇAIS

Il n'est pas commun de voir critiquer le protestantisme dans une revue juive, par un protestant, membre d'une des tribus protestantes les plus honorées et les plus puissantes de ce pays. C'est pourquoi je prierai tous ceux de nos lecteurs disposant de la faible somme de vingt-cinq sous, de se procurer La Revue (ancienne Revue des Revues) (du juif naturalisé Finkelhaus, dit Finot), en son numéro du 1er décembre 1911, et d'y couper précieusement l'article de M. Onésime Reclus, les Protestants en France. Ces quinze pages pourront faire un service utile, notamment confirmer et vérifier, avec des preuves non suspectes et des aveux probants, ce que nous ne cessons de dire et d'écrire depuis quelque vingt ans, sur la prééminence illégitime de l'État huguenot en France et ses offenses à la tradition morale et à l'esprit de la nation.

Ni avant de le lire, ni après l'avoir lu, il ne faudra témoigner la moindre surprise. Eh! quoi, un protestant contre le protestantisme? Il n'est rien de plus naturel. L'habitude de protester et de réclamer contre tout mène à se déchirer soi-même. L'anarchie protestante devait se retourner contre les protestants. Cela s'est déjà vu par quelques exemples célèbres : le pasteur Dide en France, le fils de pasteur Nietzsche en Allemagne. On le revoit par M. Onésime Reclus.

Au lieu de commencer l'article par son commencement, il faut d'abord jeter les yeux sur ce savoureux paragraphe 2 de

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