‹ La demoiselle à marier, ou, La première entrevueChapitre 17 sur 53 · TOUS · texte numérisé non relu

TOUS

Grand Dieu ! quel embarras !

M. DUMESNIL, i sa femme.

Hé bien ! avance donc.

MADAME DUMESNIL

Ah cà, Camille, ne te tiens donc pas dans ma poche.

( Ils s'avancent tous trois , Alphonse va au-devant J'cu.i en saluant. ) ALPHONSE.

Mille pardons de vous avoir dérangés ; et vous surtout, madame, combien je vous dois d'excuses !

MADAME DUMESNIL

C'est M. Alphonse de Luceval, notre nouveau voisin.

M. DUMESNIL

C'est nous qui sommes confus ; vous nous surprenez dans un négligé...

DUCOUDRAI , à part.

Qu'esl-ce qu'il dit donc? ils sont superbes.

M. DUMESNIL

Mais à la campagne, on agit sans façons; et vous nous pardonnerez de vous avoir fait attendre.

ALPHONSE

l^e temps ne m'a pas paru long, car je causais avec monsieur, qui me faisait votre éloge.

38o LA DEMOISELLE A MARIER.

M. DUMESNIL

Cet excellent ami Permettez que je vous présente ma fille.

Mademoiselle.

MADAME DUMESNIL , bas à Camille

Ai» de Paris et le village.

Allons, tenez- vous comme il faut, Levez la tête davantage.

CAMILLE , bas.

Mais ma robe me gêne trop.

ALPHONSE , à part , en regardant Camille. Quelle parure ! c'est dommage !

MADAME DI]M!:SN1L, bas à son mari.

Déjà je le vois enchaîné.

ALPHONSE, la regardant toujours.

Elle serait mieux , je parie , Sans tout le mal qu'on s'est donné Pour l'empêcher d'être jolie.

ALPHONSE , à part.

Et moi qui avais demandé qu'elle ne fût pas prévenue; allons, on m'a manqué de parole.

( Ils sont rangés dans l'ordre suivant ; Alphonse le premier à droite du spectateur, Camille loin de lui au milieu du théâtre . entre monsieur et madame Dumesnjl , et Ducoudrai à gauche. )

M. DUMESNIL , basa sa femme.

Maintenant , pour l'achever, tâche donc de faire parler ta fille , car elle n'a pas encore dit un mot.

MADAME DLMESNIL.

Elle qui d'ordinaire est d'une gaîté... ( Bas, s'approch.ni de sa fille.) Allons , ma fille, allons, mademoiselle , tâchez donc d'être aimable.

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