SCÈNE VITI
CAMILLE
Mais non, maman , y pensez-vous?
MADAMK DUMESNIL.
Mais si, mademoiselle. Je le veux; allez chercher votre dessin , cette tête de Romulus.
CAMILLE
Elle était affreuse, je l'ai déchirée.
MADAME DUMESNIL , bas à son mari.
Elle a déchiré sa tête de Romulus.
M. DUMESNlL , croisant ses m-nins d'un air de désespoir.
Allons !
Mais au moins tu pourrais nous faire entendre cet air nouveau; justement on est venu hier par hasard accorder ta harpe.
DITCOUDRAI.
Ça se trouve à merveille.
CAMILLE
Ah ! mon parrain , je vous en prie.
ALPHONSE
Je serai enchanté de juger des talens de mademoiselle; je suis seulement fâché qu'elle n'ait point en moi un auditeur plus digne de l'apprécier.
CAMILLE, à part.
Dieu ! qu'il a l'air moqueur! je n'y tiens plus; je suffoque. (Basa sa mère.) Par gracc , ne me fais pas chanter, c'est capable de me faire pleurer.
MADAME DUMESNIL
Allons , rien ne nous réussit. ( Voyant Baptiste qui arrive. )
Par bonheur, voilà le déjeûner; je les mettrai à coté l'un de l'autre.
38/, LA. DEMOISELLE A xMÂRlER.