‹ La demoiselle à marier, ou, La première entrevueChapitre 42 sur 53 · SCÈNE XYTTÏ · texte numérisé non relu

SCÈNE XYTTÏ

DUCOUDKÂI, ALPHONSE.

DUCODDEAI.

Ah çà , il me semble que maintenant vous eles les meilleurs amis du monde.

ALPHONSE , la suivant Jes yeux.

Grâce au ciel , car en honneur , elle est charmante.

nUCOUDR^I, froidemeul.

Oui, pas mal; elle est assez gentille ma petite filleule.

ALPHONSE , avec chnleur.

Assez gentille! La physionomie la plus pi(juanlc et la plus spirituelle , un œil vif et malin ; et puis elle cause à merveille.

nUCOUDKAI , tVuiaeme.U

Oui, oui... elle nesl pas bête..

ALPHONSE, vivomenl.

C'est-à-dire, la conversation la plus aimable et la plus amusante : de la gaîté, de la finesse; et puis, mieux que cela encore, il y a là des (lualilés solides.

DUCOUDRAI , avec indiffeicnce.

Oui, c'est une assez bonne enfant.

ALPHONSE, plus vivement.

Vous appelez ainsi la réunion des sentimens les plus nobles et les plus généreux... de la bouté , de la franchise, de la sensibdité; c'est un ange.

DUCOUDRAI.

Ah çà ! dites donc , mon jeune anvi , comme vous prenez feu ! Il me semble que depuis ce matin il y a du changement.

ALPHONSE

Ecoutez, monsieur Ducoudrai, vous étiez l'ami de mon oncle, vous êtes le mien.

DUCOUDRAI.

Oui, sans doute.

Eh bien ! promettez-moi d'abord de ne pas vous moquer de moi , ensuite de me servir.

DUCOUDRAI.

Et en quoi ?

ALPHONSE

Je vais passer à vos yeux pour un fou , pour un étourdi , pour une girouette , si vous voulez , ça m'est égal; quand il s'agit du bonheur on ne pense plus à l'anTour-propre ; je trouve Camille charmante , j'en suis amoureux , c'est la femme qu'il me faut , et je vous prie de la redemander pour moi à son père.

DUCOUDRAI.

La redemander! derechef, et en réitérant?

ALPHONSE

Oui.

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