SCENE XVIII. l\i'i
DUCOUDRAT.
(]a n'est plus possible, elle est promise et accordée à un autre; il y a deux heures que la lettre est envoyée .
ALPHONSE
Eh bien ! on rompra avec cet autre , comme j'ai rompu ce matin avec vous.
DUCOUDRAl.
La famille ne le voudra pas.
ALPHONSE
Et pourquoi ?
nUCOUDRAI.
Parce que ce refus entraînerait les conséquences les plus graves , peut- être même la ruine de ce pauvre Dumesnil , qui n'a d'autre fortime que sa place de dix mille francs dans l'enregistrement ; et la colère de l'inspecteur général peut la lui faire perdre d'un instant à l'autre. Savez -vous ce que c'est, jeune homme, qu'un inspecteur général outragé?
ALPHONSE
IN on , morbleu ; mais je sais bien que s'il n'y a pas d'autre obstacle, je vous invite d'avance à la noce, dans mon château de Luceval. Je cours trouver M. et madame Dumesnil , et je sais îe moyen de les décider.
DUCOUDRAl.
Quel est-il?
ALPHONSE
Un moyen victorieux, auquel rien ne résiste, pas même les inspecteurs généraux. Adieu, adieu, mon cher Ducoudrai ; je vous aime, je vous remercie.
DTICOUURAI.
Il n'y a pas de quoi.
ALPHONSE
C'est égal , je reviens dans l'instant.
(11 entre daus la salle à gauche. )