‹ La demoiselle à marier, ou, La première entrevueChapitre 45 sur 53 · SCENE XI K · texte numérisé non relu

SCENE XI K

DUCOUDRAI , deboul entr? Gamillf pI M. Uumcsnil.

Ah ! ah ! ia femme de ménage qui s'occupe de son dessert.

CAMILLE

Tiens , c'est vous , mon parrain! Où est donc M. Alphonse?

DUCOUDRAI.

Il est allé trouver ta mère, et je crois qu'en ce moment il s'occupe de toi.

CAMILLE

De moi ?

DUCOUDRAI.

Oui , [ Ln prenant :. pari , 1 à voix b.ssf.) Ct pOUr qU il u'y ait

pas encore de malonlendu , dis-moi un peu , Camille, car je suis ton parrain, et tu dois tout me dire...

CAMILLE

Oui , mon parrain.

DUCOUDRAI.

As-tu toujours autant d'antipathie pour M. <lo liUceval?

CAMILLE, baissant les yeux

Mais... il me déplaisait ce matin.

DUCOUDRAI.

Et maintenant?

CAMILLE

C'est l'autre, celui... qui va arriver.

DUCOUDRAI.

Et comment ça se fait-il ?

Je n'en sais rien, c'est peut-être attaché au titre de prétendu.

4iG LA DEMOISELLE A MARIER.

DOCOI1DRAI.

C'est juste. Mais sous prétexte que M. de Luceval n'est plus ton prétendu , est-ce que par hasard... la... au fond du cœur, tu ne Taimeraic pas un peu?

( Pendant ce lemps , Alphonse est rentré et reste au fond ; M. Dumesnil , qui achève d'écrire ses cartes et qui a entendu les derniers mots, se lève de lalile et dit à part. )

DCMESWIL.

Hein! qu'est-ce que cela signifie?

CAMILLE

Je n'en sais rien, mon parrain; quand ça viendra je vous le dirai. Pourquoi ine demandez- vous cela?

DUCOUDRAI.

c'est que lui , de son côté , il t'aime , il t'adore à en perdre la tête.

M. DUMESNIL , à part.

Tant pis, morbleu, car voilà ce que je n'entends pas.

CAMILLE , à Ducoudrai.

Quoi , vraiment?

DECOUDRAI.

Cela t'étonne?

CAMILLE , avec joie.

Oui.

DUCOUDRAI.

Et cela te fait peine?

CAMILLE

Non, au contraire.

ALPHONSE, courant à Ducoudrai.

Dieu! que viens-je d'entendre!

CAMILLE

Comment, monsieur, vous étiez là? Ah! que vous m'avez fait peur!

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